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  • : blog consacré au Grand Paris, à Paris Métropole aux relations Paris / Banlieues par Pierre Mansat
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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 11:31

M. Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris, invité du Festival d’Architecture de Sydney

M. Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris, chargé des relations avec les collectivités territoriales et de Paris-Métropole, président de l’Atelier international du Grand Paris (AIGP), a effectué une visite d’une semaine en Australie à l’invitation du Festival d’Architecture de Sydney et avec le soutien du Ministère des Affaires Étrangères français.

A l’occasion de cette visite, M. Pierre Mansat a rencontré de nombreuses personnalités dont notamment M. Graham Jahn, directeur de l’Aménagement urbain, du Développement et des Transports de la ville de Sydney, Mme Monica Barone, Directrice générale de la Ville de Sydney, et M. Brad Hazzard, ministre de l’Aménagement urbain et des Infrastructures du New South Wales.

Il a donné en outre une conférence à la mairie de Sydney auprès de plus de 700 participants et en la présence de S.E. Stéphane Romatet, Ambassadeur de France en Australie, dans le cadre des Design Excellence Series. La conférence, qui s’est tenue le 25 octobre, était intitulée "Réinventer Paris : Quelle leçons pourrait tirer Sydney de la révolution de l’aménagement urbain parisien ?"

  M. Pierre Mansat lors de sa présentation intitulée "Réinventer Paris : Quelles leçons pourrait tirer Sydney de la révolution de l’aménagement urbain parisien ?".

  De gauche à droite : M. Pierre Mansat, M. Tim Williams, architecte et M. Graham Jahn, directeur du l’Aménagement urbain, du Développement et des Transports de la ville de Sydney.

  De gauche à droite : M. Brad Hazzard, ministre de l’Aménagement urbain et des Infrastructures du NSW, M. Pierre Mansat, Mme Monica Barone, Directrice générale de la Ville de Sydney, M. Graham Jahn, directeur de l’Aménagement urbain, du Développement et des Transports de la ville de Sydney et M. Tim Williams, architecte.

  De gauche à droite : M. Brad Hazzard, ministre de l’Aménagement urbain et des Infrastructures du NSW, M. Pierre Mansat et S.E. M. Stéphane Romatet, Ambassadeur de France en Australie.

Écouter le podcast de l’intervention de M. Pierre Mansat à l’occasion du Design Excellence Forum ici.

publié le 02.11.2012
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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 15:36

PROGRAMME-Sarajevo accueille le Grand Paris

mercredi 16 mai 2012 par BH Info - 0

1 juin-9 septembre 2012 SARAJEVO

Le forum "Sarajevo accueille le Grand Paris" aura lieu du 6 au 9 septembre prochains mais d’or et déjà, plusieurs dates sont à retenir pour cette première édition de "Sarajevo Urbanism World Forum", qui réunira dans la capitale bosnienne les plus grands noms de l’urbanisme et de l’architecture.

Au préalable...

  • Vendredi 1er juin
    Baptême de la rue Sime Milutinovica en RUE DU GRAND PARIS à 11h
    Avec le maire de Sarajevo, l’ambassadeur de France, le maire de Stari Grad et les représentants de l’association Paris-Métro-Sarajevo.
    Fête populaire avec orchestres, Street-Art à 20h
    En collaboration avec la faculté d’Architecture de Sarajevo.
  • Samedi 21 juin
    Fête de la musique dans la RUE DU GRAND PARIS à 20h
    Orchestres divers et variés de Sarajevo et de tous les Balkans

Avant le forum...

  • Lundi 3 septembre
    A la Faculté d’Architecture de Sarajevo, inauguration et cocktail à 18h :
    Les expositions du Pavillon de l’Arsenal qui est la grande vitrine des projets parisiens.
    Avec le Doyen de la Faculté et le conseiller culturel français
    Du 3 au 15 septembre, entrée libre.
    http://www.pavillon-arsenal.com
  • Mardi 4 septembre
    A la Galerie Nationale, inauguration et cocktail à 18h
    Le Corbusier vu par les photographes de son époque (création mondiale)
    Doisneau, Brassaï, Lucien Hervé, Gisèle Freund, René Burry, André Villers…
    Avec le Maire de Sarajevo et l’Ambassadeur de Suisse et le président de la Fondation Le Corbusier.
    Du 4 au 15 septembre, entrée libre.
    http://www.fondationlecorbusier.fr
  • Mercredi 5 septembre
    Au Cinema City, inauguration et cocktail à 18h
    Paris vu par le Cinéma, 5 films grand public différents.
    Les Amants du Pont-Neuf de Leos Carax, film d’ouverture.
    Avec le Maire de Sarajevo et l’Ambassadeur de France.
    Du 5 au 9 septembre, entrée libre.
    http://www.cinemacity.ba

L’agenda du forum...

  • Jeudi 6 septembre

- Inauguration du forum : A la Bibliothèque, ouverture solennelle du forum et inauguration à 18h
Les 10 projets du Grand Paris, l’exposition a déjà reçu 200 000 visiteurs à Paris.
Avec le Maire de Sarajevo, le Maire de Paris et l’Ambassadeur de France. La Cité du Patrimoine et de l’Architecture, Institut Français d’Architecture.

- A l’Hôtel Europe, 19h-20h30
Cocktail rencontres avec tous les participants du « Sarajevo Urbanism World Forum ».

  • Vendredi 7 septembre

- A Skenderija : Ars Aevi, Visite privée de la collection d’art contemporain de 9h à 10h30

- Au Parlement de Bosnie-Herzégovine, Chambre des députés :
Conférence 1 : Les ambitions du Grand Paris de 11h à 13h30
Conférence 2 : Culture et Patrimoine, les enjeux économiques de 15h30 à 18h.

- A l’Hôtel Europe, 19h-20h30
Cocktail rencontres avec tous les participants du « Sarajevo Urbanism World Forum ».

  • Samedi 8 septembre

- A Skenderja : Ars Aevi - Visite privée de la collection d’art contemporain de 9h à 10h30

- Au Parlement de Bosnie-Herzégovine, Chambre des députés :
Conférence 3 : Les défis de la mobilité de 11h à 13h30
Conférence 4 : La Métropole post-Kyoto de 15h30 à 18h.

- A l’Hôtel Europe, 19h-20h30 : Cocktail rencontres avec tous les participants du « Sarajevo Urbanism World Forum ».

  • Dimanche 9 septembre

- A la Bibliothèque, 11h-12h30
Signatures de partenariats, Villes, Facultés, Universités, Livre d’or…
Passage du témoin entre Sarajevo et Paris vers la prochaine capitale invitée…

- A l’Hôtel Europe, 13h -15h : Brunch d’adieu avec tous les participants du « Sarajevo Urbanism World Forum ».

+D’INFOS

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 13:47

C’est au tour de la capitale russe de lancer une consultation internationale sur le modèle du Grand Paris. Une délégation moscovite la présentait le 7 mars au Mipim.  L’enjeu : décongestionner une métropole au bord de l’implosion.

La consultation sur le Grand Paris, lancée en 2008, n’a pas fait que des émules en France, à Lille, Bordeaux, Reims… Une délégation moscovite emmenée par Marat Khusnullin, adjoint au maire chargé de la construction et de l’urbanisme, et Alexander Kuzmin, architecte en chef de la ville, a présenté  son grand projet de développement urbain au Mipim le 7 mars.

Sur la base d’une note méthodologique et de références, dix équipes internationales d’architectes-urbanistes parmi 66 candidatures ont été sélectionnées le 20 février. Parmi elles, trois équipes françaises et une italienne, qui ont déjà planché sur le Grand Paris (focus ci-dessous). « Dans le contexte de forte concurrence internationale, où  se démarquent  les villes chinoises, américaines et européennes, Moscou veut se positionner et trouver la bonne stratégie économique et urbaine », explique Bertrand Lemoine, directeur général de l’Atelier international du Grand Paris et membre du comité de sélection.

D’autres facteurs justifient la nécessité de lancer une réflexion à grande échelle: des engorgements et embouteillages permanents (sans commune mesure avec ceux de Paris), un parc de logements très vétuste, l’arrivée massive de migrants…  Pour cette ville au bord de l’implosion et marquée par de fortes tensions sociales, l’urgence de la décongestion s’impose.  Parmi les solutions, la délocalisation des structures gouvernementales à une trentaine de kilomètres au sud-ouest, dans une zone de développement  qui intégrerait un centre financier international.  Mais «faire une extension à côté ne résoudra pas les problèmes de saturation du centre-ville », ajoute Bertrand Lemoine. La consultation, inspirée de la dynamique du Grand Paris, reposera donc sur une double réflexion: celle plus spécifique portant sur l’extension, et celle plus globale sur l’agglomération, avec l’objectif d’améliorer les infrastructures de transports, l’environnement urbain, la qualité de vie…

Des séminaires de travail réguliers sont prévus qui permettront d’abord d’affiner le cadre de la commande. Le premier démarrera fin mars, le dernier aura lieu fin août, date à laquelle les équipes remettront leurs propositions. Dans un premier temps, ces séminaires viseront à familiariser les équipes avec le foisonnement des chantiers et projets en cours. Puis celles-ci auront à proposer des stratégies à plusieurs vitesses dont l’une consistera à mettre de la cohérence entre les projets et études déjà lancés. Suivront une exposition et des débats publics à l’automne. Un « jury » se chargera de distinguer les aspects les plus intéressants de chaque proposition. 

Pour réaliser ce Grand Moscou, on annonçait le chiffre de 35 milliards d’euros, investis durant les  cinq prochaines, au premier Forum international urbain organisé en décembre dernier dans la capitale.

FOCUS

Composition des dix groupes choisis

1. Bureau d’architecture « Ostojenka », Moscou (Russie) ATELIERS LION ASSOCIES, Paris (France)
SGP, EPADESA, EPPS, CFREE – Groupe d'experts du Grand Paris (France)
Institut de la géographie, Académie des sciences de Russie, Moscou (Russie)

2. Atelier d’architecture et de design de l'Académie Internationale de l’architecture A.A. Tchernikhov, Moscou (Russie) JUUL-FROST Architects, Copenhague (Danemark)
Diller Scofido + Renfro, New York (États-Unis)
Tower 151 Architects – Zagreb Limited, Zagreb (Croatie)
URBANIKA, Saint-Pétersbourg (Russie)
PROJETS EOOD, Sofia (Bulgarie)
MCADAM ARCHITECTS, Londres (Royaume-Uni)
A. Kourennoï, A. Ginzbourg, I. Irbitskaïa, V. Kniaguine, T. Kassianova, Iou. Gromyko, S. Gradirovski – Moscou (Russie)

3. Institut de l’architecture de Moscou (Académie d'Etat), Moscou (Russie) + DEVEREUX Architects (Irlande)

4. Institut central de recherche et d’études urbaines de l’Académie de l’architecture et de la construction de Russie, Moscou (Russie)
NIKKEN SEKKEI Ltd, Tokyo (Japon)
RTKL, Londres (Royaume-Uni)
KNIGHT FRANK (Royaume-Uni, représentation en Russie)

 5. ANTOINE GRUMBACH ЕТ ASSOCIES, Paris (France)
WILMOTTE & ASSOCIES SA, Paris (France)
EGIS INTERNATIONAL (France)
SGP, EPADESA, EPPS, CFREE – Groupe d'experts du Grand Paris (France)
École supérieure d'économie, Moscou (Russie)
Université de la finance près du Gouvernement de la Fédération de Russie, Moscou (Russie)
« Linia. Atelier d’architecture », Moscou (Russie)

6. L’AUC, Paris (France) Systra, Paris (France)
SGP, EPADESA, EPPS, CFREE – Groupe d'experts du Grand Paris (France)
Franc Boutte Consultant, Paris (France)
Bureau Bas Smets, Bruxelles (Belgique)
OOO Bernasconi, Moscou (Russie)
Institut de l’économie urbaine, Moscou (Russie)
Obiedinennye proekty (Projets unifiés), Moscou (Russie)

7. OMA — Office for Metropolitan Architecture, Rotterdam (Pays-Bas) + Institut des medias, de l’architecture et du design – « Strelka », Moscou (Russie)
OOO PROJET MEGANOM (Russie)
SIEMENS AG, Munich (Allemagne)
McKinsey & Company (États-Unis)
Comité de réflexion globale (Etats-Unis)
Ecole de l’économie et des sciences politiques, LSE CITIES, Londres (Royaume-Uni)
RWDI (États-Unis, Canada)

8. RICARDO BOFILL, Barcelone (Espagne) + AGENCE REGIONALE DE BARCELONE POUR LE DEVELOPPEMENT URBAIN, Barcelone (Espagne)

9. STUDIO ASS SECCHI — VIGANO, Milan (Italie)

10. URBAN DESIGN ASSOCIATES (États-Unis) + BEASLEY & ASSOCIATES (Canada)
GILLESPIES LLP (Ecosse)
JOHN THOMPSON & PARTNERS, Londres (Royaume-Uni)
NELSON / NIGAARD (Etats-Unis)
SOLVING EFESO, Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis)
BURO HAPPOLD (Ecosse)
GROUP ARK, Moscou (Russie)

 

Sont également invités à participer aux séminaires associés à la consultation des représentants des groupes suivants:
- GRAN (Russie) avec François Leclercq
- Gregotti Associati International SRL (Italie)
- SPEECH Tchoban & Kouznetsov (Russie) avec AREP/ Jean-Marie Duthilleul/ Valode & Pistre
- Institut de projets de construction urbaine de Pékin (Chine)

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 15:03

Main tendue à l’étranger pour le « Grand Moscou »

Main tendue à l’étranger pour le « Grand Moscou »
Maurice Leroy voit « beaucoup de similitudes entre le ‘Grand Moscou’ et le Grand Paris, tant en termes de transports que de création de logements et de développement économique ». Crédits photo : RIA Novosti/Ruslan Krivobok

 

Le maire de la capitale russe va faire appel à l’expertise internationale pour le projet de doubler la superficie de la ville, réduire les problèmes de circulation et attirer les investissements.

 

« Nous allons lancer cette année un appel d’offres pour créer un concept de développement visant à intégrer Moscou et sa région dans une agglomération », a déclaré Sergueï Sobianine, maire de la capitale russe depuis un an et demi. La mairie s’est récemment ouverte à l’expertise internationale et recherche des architectes et des urbanistes de toutes origines pour la gigan­tesque expansion de Moscou prévue dans les toutes prochaines années. Sergueï Sobianine s’exprimait à l’occasion du premier « Moscow Urban Forum » organisé les 7, 8 et 9 décembre dernier dans la capitale. De nombreux invités internationaux se sont déplacés, dont le ministre français de la Ville Maurice Leroy, accompagné d’une délégation représentant le projet du Grand Paris. Le ministre a dit voir « beaucoup de similitudes entre le ‘Grand Moscou’ et le Grand Paris, tant en termes de transports que de création de logements et de développement économique. Nos capitales sont en définitive confrontées aux mêmes problèmes » .


Plus grande ville d’Europe avec 11,5 millions d’habitants (auxquels il faut ajouter entre deux et trois millions de résidents non enregistrés), Moscou s’apprête à doubler sa superficie afin de décongestionner le centre-ville. De nombreuses administrations vont déménager en périphérie. La mairie va consacrer environ 35 milliards d’euros aux transports au cours des cinq prochaines années, donnant la priorité aux transports en commun. La capitale russe souffre plus qu’aucune autre métropole occidentale de problèmes de bouchons en raison d’une mauvaise planification. Le métro va con­naître un développement rapide avec la construction de 30 stations sur les cinq prochaines années, pour un investissement de 12 milliards d’euros. Tous ces travaux donneront lieu à des appels d’offres internationaux, a indiqué le maire de Moscou.


Au sein de la délégation française, une source émet quelques réserves : « ce sont des groupes russes qui vont remporter les appels d’offres, mais nous espérons nous associer à certains projets. Nous sommes venus ici pour montrer l’exemple réussi du Grand Paris et faire valoir notre expertise par rapport aux concurrents anglo-saxons » .

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 15:49

un article de Sibylle Vincendon dans Libération

 

 

Quartiers : Medellín met du lien

Par SIBYLLE VINCENDON
L’impressionnante renaissance architecturale et sociale de la sulfureuse ville colombienne retracée dans une expo parisienne.

Le jardin botanique de Medellin. - Sergio Gomez

 

Le cas n’est pas fréquent, mais l’urbanisme peut faire des miracles. Même dans les endroits maudits. C’est arrivé à Medellín, en Colombie. Le récit de cette résurrection fait l’objet d’une exposition au Pavillon de l’Arsenal, à Paris. On y découvre que l’action des architectes et des politiques, quand ils font leur boulot, sauve du pire. Face aux problèmes des cités françaises, il est arrivé qu’on en doute.

Vu d’Europe, Medellín a mauvaise réputation. Jusqu’en 1993, quand le chef de cartel Pablo Escobar fut tué par la police, la ville était mise en coupe réglée par les narcos. Ils avaient un sens sûr de la géographie urbaine et profitaient à plein de l’enclavement de certains quartiers. Le démantèlement du cartel n’a pas mis fin aux trafics. Mais une fenêtre de changement s’est alors ouverte. En moins de dix ans, Medellín a entamé une remontée spectaculaire.

«Résistance». C’est ce chemin que raconte l’exposition de l’Arsenal. Alonso Salazar, le maire, était la semaine dernière à Paris pour l’inaugurer.«Dans notre ville, dit-il, le pouvoir s’était écroulé. Un maire avait été assassiné, les territoires pauvres n’étaient identifiés que par la violence.» Et puis, «à un moment donné, dans les groupes sociaux, une résistance réelle a commencé à apparaître». Les milieux culturels, les alters, les entrepreneurs, ce qu’on appellerait ici des bobos, ont dit, en résumé, que ça suffisait. Les acteurs économiques, en particulier, avaient grand besoin de sécurité pour assurer un business normal.

Au sein de l’école d’architecture, une nouvelle génération a imaginé comment être aussi malin que les narcos, mais dans l’autre sens : les malfrats profitaient de quartiers clos, les urbanistes, eux, allaient les ouvrir grâce à un vrai système d’espace public. Là où certains terrorisaient les populations, d’autres les feraient désormais participer au changement, du diagnostic aux solutions.

Ses concepteurs ont baptisé cette façon de faire «urbanisme social». Passant de la théorie à la pratique, ils se sont présentés aux municipales de 2003 et ont été élus. Le premier maire de cette génération, Sergio Fajardo, était prof de maths. L’actuel, Alonso Salazar, est un ancien journaliste.

Les nouveaux venus ont une méthode : Medellín est divisé en quatre secteurs ; sur chacun s’applique un «programme d’urbanisme intégral». Ingrédient de base : l’espace public. Il faut permettre aux gens de sortir du quartier. Les moyens concrets : rues refaites, liaisons retravaillées. Avec un effort particulier sur les transports collectifs, dont un téléphérique spectaculaire, le Metrocable.

Medellín est à 1 400 mètres d’altitude. La ville ancienne en fond de vallée, les pentes ont comme toujours accueilli les populations récentes. Plus on est haut, plus on est pauvre. Et plus le bidonville devient la norme. Santo Domingo est une de ces hauteurs. La violence y régnait, dans un lieu de non-droit coupé de tout ; désormais, le Metrocable mène les habitants du haut vers le bas, et inversement, le long de deux kilomètres de transport aérien. En prime, la grande bibliothèque de la ville, monolithe architectural, s’est implantée là.

«Nous avons constaté que ces projets urbains généraient une fierté», a dit le maire lors de sa présentation. Partout à Medellín, écoles, collèges, équipements sportifs font l’objet de concours d’architecture. «Nous avons transformé une infrastructure d’éducation très précaire en infrastructure moderne», précise l’élu. En neuf ans, les deux équipes municipales ont construit 100 collèges. Autant que tous les collèges publics parisiens.

«Fragiles». Medellín a de l’argent. La municipalité possède une entreprise qui produit, vend, exporte de l’énergie hydroélectrique. Bien géré, opérateur du Net, ce trésor n’a jamais été privatisé. C’est un peu comme si Lyon était propriétaire de la manne EDF.

«Ce qui s’est produit, résume Alonso Salazar, c’est une bonne rencontre entre des chercheurs et nous qui avions envie de faire de la politique.» L’élu n’est pas pour autant naïf sur la fiabilité des changements : «Les citoyens de Medellín ont toujours été dans ces vieux systèmes de faveurs, clientélisme, corruption. Nous allons vers des citoyens critiques. Mais le vieux système ne disparaîtra pas en deux jours.» Les progrès de Medellín, dit-il, sont «fragiles». Quand même, lors de l’inauguration, un des élus parisiens, Pierre Mansat, disait de l’expo qu’elle est «un exemple de ce que l’action politique peut de mieux».

A Medellín, la violence a diminué. De 380 homicides réputés pour 100 000 habitants en 1990, «nous sommes passés à 50», dit Alonso Salazar. Si les Franciliens vivaient l’équivalent, ils comptabiliseraient 7 000 meurtres par an. Le combat est constant : «Nous avons extradé des centaines de trafiquants vers les Etats-Unis et il en reste des milliers dans nos prisons.» Pour le maire, «le narcotrafic est un fantôme qui est là». Mais l’espérance aussi.

Medellín, Urbanismo social Pavillon de l’Arsenal, 21, bd Morland, 75004. Jusqu’au 23 octobre. Rens. : 01 42 76 33 97.
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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 15:16

Lauréat d’une bourse de l’ordre australien des architectes, Tim Williams effectue une recherche sur la consultation sur le Grand Paris.

Les premiers enseignements de cette recherche seront présentés lors de la 4ème conférence internationale de l’urbanisme et du design qui se tiendra les 22 et 23 septembre en Australie. Tim Williams y interviendra en ouverture sous l’angle : «Making the 21st Century Metropolis, How Paris is showing the way ?».

Il a dédié son blog à cette question : « le Grand Pari(S)ydney » : www.twarch.com.au

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 14:53

 

Inauguration « Architectures 80, une chronique métropolitaine »

 

 

>    L’exposition montée par Soline Nivet et Lionel Engrand invite à un voyage dans un temps qui semble à la fois si proche et si lointain.

 

En ce sens, l’exposition tente un vrai tour de force. Rendre compte d’une époque suffisamment proche pour que beaucoup d’entre nous aient connu ces lieux, ces bâtiments avant leur transformation. Et montrer également le passage du temps, la maturation des esprits. L’intention peut être confrontée au passage des années.

 

L’intérêt de cette exposition est donc d’abord d’avoir pris le risque de cette histoire immédiate, d’avoir plongé dans notre histoire, l’histoire, pour une partie d’entre nous, de notre entrée sur la scène. Nous ne le savions pas vraiment, mais un concours de circonstances politiques (un président bâtisseur, une génération à maturité, la décentralisation, un nouveau droit de l’urbanisme, une redécouverte de Paris) créait les conditions d’un vrai renouvellement.

 

Une des richesses du parti pris de l’exposition est de donner à voir le foisonnement d’une décennie. De distinguer les lignes de force, les ruptures de long terme, mais sans les dégager complètement de leur actualité, des débats qui les ont accompagnés.

 

>    Car les années 80 sont d’une surprenante actualité. Et toute cette décennie miroite fortement avec les questions qui nous traversent

 

Les années 1980, c’est tout d’abord l’architecture qui se réinvente.

 

Beaucoup d’entre vous ont commencé à construire et à exprimer avec conviction une liberté renouvelée donnée à l’architecture ; cette liberté, vous pouvez la voir sur les murs de cette expo et dans l’ouvrage. Le débat entre courants est fort, et structurant, mais il semble alors favoriser l’éclosion de possibilités renouvelées.

 

C’est en effet l’affirmation de la diversité en architecture. Parcourir l’exposition, c’est avoir la possibilité d’observer autant d’intuitions différentes de ce qu’est l’architecture. L’esthétique souvent nous interpelle encore, la scénographie de l’exposition nous plonge au cœur de cette diversité.

 

Vous savez combien il est difficile de prendre position sur les périodes récentes de nos patrimoines : le temps est là pour cela et comme le disent les commissaires Soline Nivet et Lionel Engrand, ce n’est que le début d’une longue exploration.

 

Une exploration dans laquelle l’Arsenal continue de jouer un rôle précurseur, sous la houlette de Dominique Alba et Alexandre Labasse.

Les architectures 80, ce sont aussi tous ces concours qui ont mis l’architecture française sur la scène internationale

 

Les grands projets du président bien sûr, avec la pyramide du Louvre, La BNF, l’arche de la défense…. Mais aussi le parc de la Villette, le parc André Citroën et des dizaines de concours partout dans les  villes nouvelles, dans Paris sur tous types de programmes.

 

La presse s’empare de l’architecture comme d’une nouvelle star.

Les expositions fleurissent, la ville bouge. Ce n’est pas évidemment pas un hasard, si l’Arsenal, né à la fin de cette décennie, est le premier à lancer ce regard rétrospectif, à la fois critique et affectif.

 

L’Arsenal [ Anne José Arlot ] est un lieu qui a accompagné cette émergence de l’architecture et qui a promu le rapprochement des intelligences créatrices. les artistes ne sont pas d’ailleurs pas absents : les colonnes de Buren, l’axe de Cergy pontoise, l’emballage du pont neuf…. Et le défilé de jean paul Goude sur les Champs-Elysées pour le bicentenaire de la révolution française.

 

 

>    Cette ébullition est aussi une prise de conscience plus politique

 

Les années 80 permettent d’interroger la place de l’architecture (et de l’architecte) dans la cité. Bien sûr, la place médiatique de l’architecte est bouleversée. Mais c’est un architecte dans la cité, qui participe au débat.

 

Pour un élu parisien, il est même assez étonnant de constater la manière dont ces architectes s’emparent de questions politiques, ouvrent de nouveaux fronts, en essayant de penser « une nouvelle urbanité ».

 

Cette entrée sur la scène politique est bien sûr le fruit d’un véritablement bouleversement ; tout le cadre législatif a bougé : les maires délivrent les permis de construire en 1983, les lois de la décentralisation en font des acteurs du développement urbain, c’est la généralisation du plan d’occupation des sols.

 

Plus largement, les citoyens s’invitent dans le débat. Une relation nouvelle s’établit entre les architectes et les habitants. Mieux informés, ces derniers deviennent des acteurs à part entière des choix urbains et architecturaux. Le débat quitte le champ fermé des experts, les architectes entrent en politique.

 

Une des illustrations en est Le débat métropolitain. Roland Castro et Michel Cantal-Dupart lancent en 1983 l’appel à banlieue 89, suivis, en 1988, par le groupe 75021 pour une métropole nommée Paris.

 

Si les années 1980 ont cette actualité, c’est que les débats qui ont été ouverts, avec vigueur et fraîcheur, ne sont toujours pas clos.

Et les espoirs qu’ils soulevaient sont toujours-là.

 

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 11:57

 

Pour vivre heureux vivons cachés", sont conduits à se dire nombre d'architectes coincés entre un resserrement général des budgets et une avalanche de règlements aux conséquences inflationnistes. A l'occasion du dernier Marché international des professionnels de l'immobilier (MIPIM), qui se tenait au mois de mars à Cannes, le magazine d'architecture D'A résumait efficacement la situation :"S'il faut se réjouir de la participation croissante des architectes, le rôle se cantonne trop souvent à celui de faire-valoir." Bon nombre de métropoles de province ont compris quel appui peut représenter l'architecture pour leur image.

La situation parisienne et de plusieurs des villes de la première couronne - surtout à l'Ouest - reste à cet égard une étrangeté. Paris apparaît comme un microcosme où les tensions entre partisans d'une architecture audacieuse et défenseurs d'un patrimoine rêvé comme immuable peuvent devenir paroxystiques. L'innocente arrivée presque au chevet de Notre-Dame d'une soucoupe volante signée Zaha Hadid, qui servira d'extension à l'Institut du monde arabe (IMA), conduit à s'interroger sur les critères d'acceptabilité ou de refus des bâtiments contemporains.

C'est dans l'Est parisien que l'architecture contemporaine tend à s'ancrer le plus facilement. Facilité toute relative. Un petit tour dans le Marais et, au-delà, dans les 11e et 12e arrondissements de la capitale fait découvrir un drôle de monde, terriblement contraint par des limites de hauteur, des gabarits imposés, des parcelles quasi immuables depuis la nuit des temps, voire intouchables lorsqu'il s'agit des tracés dits "haussmanniens", hérités de la deuxième moitié du XIXesiècle.

On ne remarque presque plus l'inénarrable Opéra Bastille qui, en 1989, a propulsé son architecte, Carlos Ott, sur la scène internationale. Lourd et stupide rhinocéros, il poursuit sans urbanité sa sieste tranquille près du bassin de l'Arsenal. Mais, dans le même quartier, deux bâtiments de taille singulièrement modeste ont réveillé les passions. Le premier, dû à Thomas Corbasson et Karin Chartier, 74, rue Saint-Antoine, se présente comme une grande grille métallique qui, en lieu et place d'un minuscule "trou" urbain, cache onze appartements et une poissonnerie. Pas mal d'agilité, pas vraiment de génie ni de scandale. Pourtant les blogs se sont mis à crépiter, les uns criant au viol patrimonial, les autres s'extasiant sur un exploit qui paraîtrait banal à Berlin, Madrid ou Londres.

Le second côtoie immédiatement le pachyderme de la Bastille. La parcelle n'était pas plus grande ni plus confortable, et plus exposée encore au jugement populaire. A l'angle de la rue de Lyon et du boulevard de la Bastille, Jean Bocabeille et Ignacio Prego ont juste imaginé un petit flagship, modeste vaisseau coloré, dont le premier atout est de réparer une des cicatrices laissées par l'opération Opéra. Même bruit sur les blogs.

On ne les entend en revanche pas 91, rue de La Fontaine-au-Roi, où Brigitte Metra, une championne venue de chez Jean Nouvel, a livré soixante-deux logements étudiants, carrossés de volets rouges pétants, bien alignés sur la rue, en hauteur comme en longueur. Passé par la même école, Laurent Niget s'est installé en face, au 88. Pour faire exister quarante-six logements de même standing, il a donné un charmant caractère gothique (et rouge vif lui aussi) à un immeuble légèrement bedonnant. Le quartier, qui n'est donc pas tout à fait vitrifié, livre d'autres surprises, calmes et classiques, ou agressives à souhait, dans la lignée des logements construits par la RIVP sous la houlette de Michel Lombardini, ou, dans le même esprit d'ouverture, par La Poste.

Au tournant des années 1990, ces maîtres d'ouvrage ont contribué à faire émerger une génération douée à l'architecture éclectique. Emprisonné dans les règlements et contraintes, l'éclectisme est resté la loi, juxtaposant sobriété, exubérance, provocation, modestie forcée, jusqu'à rendre illisible les enjeux actuels de l'architecture.

Du coup, les attaques deviennent faciles dans les quartiers plus fermés. Alors que Zaha Hadid arrivait, une partie des habitants de l'Ouest parisien tentait de bloquer la construction par Frank Ghery de la Fondation Louis Vuitton sur une parcelle du bois de Boulogne. Même sanction pour le projet du stade Jean-Bouin, à une portée de canon du Jardin d'acclimatation, signé par un des plus brillants architectes français, Rudy Ricciotti, ou pour le projet d'extension de Roland-Garros de MarcMimram.

Dans cet Ouest lointain, l'architecture apparaît en déroute. La nouvelle comme la moins neuve. De lourdes menaces pèsent sur un des rares édifices survivants du trapèze des usines Renault à Boulogne : le 57 Métal, construit en 1984 par Claude Vasconi (1940-2009), vitrine du groupe remise au goût du jour par l'universel Jean-Michel Wilmotte. Un sort comparable attendrait l'Ecole d'architecture de Nanterre construite en 1972 par Jacques Kalisz (1926-2002). Pour sauver ces deux bâtiments, les pétitions vont bon train mais les associations qui les défendent, réunissant davantage d'architectes que d'électeurs, risquent de ne pas peser le même poids dans le coeur des édiles.

Frédéric EdelmannArticle paru dans l'édition du 24.04.11

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 16:36

Comment penser et construire la ville ? Qu'est ce que la métropole parisienne ? Le Grand Paris ? Paris Métropole ? La Ville de Paris organise, de septembre à décembre 2010, une Saison métropolitaine pour débattre de toutes ces questions autour d’une série d'évènements : les conférences Mini-Métropolitaines, une exposition pour célébrer les 150 ans des arrondissements parisiens ou des promenades urbaines « Paris Banlieue, d’une limite à l’autre ».

 La Ville de Paris a ainsi accueilli Amanda Burden, directrice de l’Urbanisme de la ville de New York et Bernard Tschumi, doyen de la Graduate School of Architecture de l’Université de Columbia, qui ont échangé sur le thème : « Paris - New York : comment faire la ville au XXIème siècle ?  ». Le dialogue entre ces deux métropoles mondiales a permis de mettre en perspective les sujets métropolitains et la métropole en mouvement.

La Conférence est dans ligne sur France Culture > ici

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 19:31

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