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  • : blog consacré au Grand Paris, à Paris Métropole aux relations Paris / Banlieues par Pierre Mansat
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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 10:32

 

Michèle Audin

Une vie brève

Collection L'arbalète/Gallimard, Gallimard
Parution : 10-01-2013
192 pages, sous couverture illustrée, 140 x 190 mm
Achevé d'imprimer : 06-12-2012

Genre : Mémoires et autobiographies
Catégorie > Sous-catégorie : Littérature française > Mémoires et autobiographies
Époque : XXe-XXIe siècle
ISBN : 9782070140015 - Gencode : 9782070140015 - Code distributeur : A14001

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 12:00

Monsieur Jean-Yves LE DRIAN

Ministre de La Défense

14, rue Saint Dominique

75007 Paris

 

Paris, le 31 mai 2012

 

Monsieur le Ministre,

 

Je vous félicite pour votre nomination au gouvernement et je souhaiterais attirer votre attention sur l’affaire Maurice AUDIN, au sujet de laquelle la vérité n’a pas été établie.

 

Comme vous le savez Maurice AUDIN était un opposant, membre du Parti communiste algérien, qui fut interdit en septembre 1955. Père de trois enfants, ce jeune mathématicien, arrêté à son domicile à Alger par les parachutistes durant la guerre d’Algérie en juin 1957, et transféré par eux au centre d’interrogatoire d’El Biar, n’a jamais été revu vivant.

 

Les pouvoirs publics ont jusqu'ici laissé entendre que Maurice AUDIN se serait évadé. Pourtant, de nombreux éléments, dont l'enquête de l'historien Pierre Vidal-Naquet, établissent que Maurice AUDIN est mort sous la torture.

 

J’ai interpellé en mai 2011 votre prédécesseur à ce sujet. Je lui ai demandé de faire tout ce qui était en son pouvoir pour contribuer au rétablissement de la vérité y compris, si nécessaire, la levée du secret-défense. Je n’ai malheureusement pas obtenu de réponse satisfaisante de sa part.

 

Il est à noter qu’en mars dernier un manuscrit du colonel Godard, alors ancien commandant de la zone Alger-Sahel, contient, dans un passage qui a été rendu public récemment par la presse, de nouvelles informations sur la mort de Maurice AUDIN.

 

Contredisant la thèse officielle selon laquelle Maurice AUDIN se serait évadé, ce manuscrit affirme qu’il a été tué par les militaires qui le détenaient et mentionne même le nom de celui qui aurait mis fin à ses jours, le sous-lieutenant de l’infanterie coloniale, Gérard GARCET, aide de camp du général MASSU.

 

Au vu de ces nouveaux éléments je vous serais reconnaissante, Monsieur le Ministre, de répondre à l'exigence de vérité sur ce qui est arrivé à Maurice AUDIN.

 

Cette exigence s’exprime sans cesse depuis sa disparition et s’inscrit plus généralement dans la nécessité de révéler la vérité sur les atrocités commises pendant cette guerre coloniale qui a fait des centaines de milliers de morts.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 13:25

Un article de l'Humanité qui rend compte de cette délégation.

  et une vidéo

 

Jacky Hortaut « J’ai serré Mumia contre moi »

Jacky Hortaut, coanimateur du collectif unitaire des soutiens à l’ex-condamné à mort, a pu le voir dans sa cellule. Il raconte. Appels à sa libération à Paris, Washington, Berlin, Mexico...

Le quartier de sécurité maximale de la prison de Greene paraît si loin désormais. Et pourtant, il n’y a pas si longtemps encore, Mumia Abu-Jamal croupissait dans le couloir de la mort de cet établissement pénitencier de Pennsylvanie. Le journaliste, injustement condamné à la peine capitale en 1982 au terme d’un procès bâclé, truqué, a quitté, en décembre 2011, cet « enfer », comme il le qualifiait. Fini l’isolement inhumain. Fini les visites menottées derrière une vitre en plastique. « Pour la première fois, j’ai pu le serrer dans mes bras ! » s’enthousiasme Jacky Hortaut. Cet animateur du collectif unitaire des soutiens français au prisonnier a pu rencontrer, lundi, pendant plus de deux heures, l’ancien condamné à mort, en compagnie de l’américaniste Claude Guillaumaud-Pujol. « C’était extraordinaire », témoigne-t-il bouleversé, lors d’un entretien téléphonique avec l’Humanité.

« Un homme plein de vie et extrêmement digne »

Jacky Hortaut a encore la tête pleine du plaisir de voir Mumia « en vrai », après des années de combat pour le sauver de l’exécution programmée. Le militant savoure ce « privilège », comme le « bonheur » de Mumia de pouvoir étreindre son épouse, ses enfants, et ses petits-enfants qu’il ne connaissait même pas. « Nous avons vu un homme plein de vie et extrêmement digne, dit-il. Notre discussion a porté sur les changements survenus depuis qu’il a quitté le couloir de la mort. »

Mumia Abu-Jamal résume ce bouleversement : « Tout, absolument tout a changé » depuis que le procureur Seth Williams a annoncé, le 7 décembre 2011, qu’il renonçait à saisir la justice de Pennsylvanie, mettant ainsi un terme à trente ans d’acharnement judiciaire. Une semaine plus tard, Mumia a été transféré à la prison pour hommes de moyenne sécurité de Frackville (Pennsylvanie). Durant les sept heures de voyage, il a pu revoir le monde extérieur, des paysages, des animaux. Des plaisirs simples dont il est privé depuis trois décennies. Mumia Abu-Jamal est désormais un détenu comme les autres.

Longtemps privé de la lumière du jour

Il vit le désagrément des cinq comptages quotidiens des détenus, mais aussi la félicité des sorties dans la cour de la prison. Lui qui a été privé si longtemps de la lumière du jour. « Il a fallu qu’il réapprenne à marcher après tant d’années de sédentarisation, rappelle Jacky Hortaut. C’est presque un exploit pour lui que de pouvoir se déplacer. » Mais, « le changement majeur est le contact avec les autres prisonniers ». « Cette socialisation, c’est-à-dire les rencontres physiques, lui a permis de retrouver une certaine normalité. Ses codétenus lui donnent une force de vie », insiste Jacky Hortaut. Il raconte que « Mumia est arrivé en vedette ». « Tout le monde le connaît dans la prison. Il nous a dit que l’administration avait d’ailleurs demandé aux prisonniers de ne pas trop le harceler car ils veulent tous le voir, lui parler, le toucher. »

Dans la salle commune aux détenus, la « voix des sans voix » est constamment interpellée. Ce surnom, il le tient de ses chroniques au vitriol contre une police et des autorités judiciaires gangrenées par la corruption. Le système carcéral n’est jamais parvenu à étouffer cette conscience critique. Au contraire, Mumia est devenu le symbole du combat abolitionniste. Il est reconnu comme tel par toutes les victimes d’une justice inégalitaire et raciste.

« Ses codétenus lui demandent des conseils juridiques car Mumia est devenu très fort en matière de droit », ajoute Jacky Hortaut, non sans sourire de la situation. Peu à peu, Mumia revient à la vie et espère « récupérer » une machine à écrire pour reprendre ses activités journalistiques. « Mumia est plus combatif que jamais, estime Jacky Hortaut. Il n’a jamais renoncé au combat pour sa libération et il entend bien le poursuivre. » Hier, à l’occasion de son 58e anniversaire, ses soutiens américains et internationaux se sont retrouvés à Washington, devant le ministère de la Justice, afin que les « autorités centrales, garantes de la constitution et des lois fédérales, reconnaissent le déni de justice » dont est il est victime. Ces autorités ont le pouvoir de débloquer une procédure judiciaire dans l’impasse et qui condamne le journaliste à la prison à vie. « Cette affaire n’a que trop duré, soutient Jacky Hortaut. Mumia Abu-Jamal est innocent. Il doit retrouver le chemin de la liberté. »

Rassemblement à Paris 

« Une seule justice pour Mumia : sa libération. » C’est sous ce mot d’ordre qu’ont eu lieu plusieurs manifestations à Berlin, Bruxelles, Mexico, Montréal. Hier, à l’occasion du 58e anniversaire de Mumia Abu-Jamal, des milliers de personnes, dont une délégation française, se sont retrouvées devant le ministère de la Justice dans la capitale des États-Unis. Ce soir, un sit-in a lieu à Paris, à 18 h 30, place de la Concorde, en présence de Jacky Hortaut, qui rendra compte de la manifestation de Washington et de sa rencontre avec Mumia. La délégation française était composée, entre autres, de Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris, Mgr Jacques Gaillot, évêque de Partenia, Bernadette Hetier, du Mrap.

Cathy Ceïbe

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 09:12

Je participais ce matin à une réunion de soutien à Jean-Luc Mélenchon, aux côtés de personnalités œuvrant dans le domaine de la Ville et de l’Habitat.

Voilà, en substance, le message que j’ai passé.

 

La ville, absente de la campagne

 

Beaucoup se sont inquiétés de la place faite aux banlieues dans la Présidentielle. Mais ce ne sont pas seulement les banlieues qui ne trouvent pas leur place dans la campagne, c’est la ville tout entière qui a disparu des radars politiques.

 

Aujourd’hui, l’urbain traverse la France de part en part : 77% des français vivent en ville, 23 millions vivent en banlieue. Et pourtant la ville est absente du programme de François Hollande, et à peine mentionné chez François Bayrou.

 

En retirant la ville des débats, on l’abandonne aux discours les plus rétrogrades. Car, d’une manière pernicieuse, la droite en parle. Les immigrés, les quartiers sont dans la campagne avec les discours anti-immigrés de Nicolas Sarkozy, immédiatement associés au discours sécuritaire.

 

Ne pas parler aujourd’hui de ce qui se joue dans les villes, c’est surtout se priver des moyens d’agir sur les inégalités sociales, car c’est là qu’elles s’incarnent. En passant sous silence les enjeux urbains, les questions de ségrégation, d’inégalités des chances selon l’endroit où l’on habite disparaissent. L’aborder par les seuls programmes de rénovation urbaine dans les banlieues, c’est se condamner à répéter les erreurs du passé, comme si la banlieue était déconnectée de la ville.

 

Derrière ce silence, se cache un aveu d’échec : la reconnaissance que la ville ne fait plus société. La ville est un des lieux où on a le sentiment que la puissance publique a abandonné les Français à leur sort. Le sentiment que l’Etat s’est résigné à la dégradation des conditions de vie en laissant s’installer une ville à plusieurs vitesses. Plus grave, son défaut d’intervention, le silence dans les programmes proposés par les candidats entretiennent l’idée que les quartiers populaires sont un problème insoluble et qu’il ne sert à rien de mener campagne dans des territoires marqués par l’abstention.

 

A l’impression que la ville concentre des inégalités, comporte des contraintes certes, mais qu’elle offre des promesses, d’émancipation, de richesse, de diversité, s’est substituée parfois l’impression que la ville est un privilège réservé à certains, que la ville divise et contribue à la désagrégation de la société. La ville exprime cette fragmentation, pour les classes les plus populaires mais aussi pour les classes moyennes.

 

Jean-Luc Mélenchon a décidé de conclure son programme par l’affirmation du droit à la ville.

 

Cette idée porte d’abord un constat. La question urbaine est le nouveau visage de la question sociale. L’organisation de nos villes reflète l’état des relations sociales. Elle greffe sur le territoire les problèmes d’emploi, d’insécurité, d’école... Elle nous donne à voir les dysfonctionnements et les injustices de notre société. C’est l’analyse de ce qui s’y joue aujourd’hui qui doit pouvoir nous permettre de répondre efficacement à l’injustice sociale.

 

Elle porte aussi une ambition. On ne peut pas se contenter d’un discours moral « il faut rapprocher les classes qui s’éloignent » « il faut de la mixité sociale ». Pour enrayer ce mécanisme de séparation et ne pas s’en ternir au registre de l’incantation, il faut replacer cette préoccupation au cœur du débat politique, il faut la discuter avec les habitants, favoriser l’implication des habitants, des associations et des élus qui seule garantira la qualité des projets à même de combattre la ségrégation spatiale et la ghettoïsation.

 

Restaurer le droit à la ville c’est penser les conditions d’accès pour tous aux fonctions métropolitaines et inventer une ville attractive pour les classes populaires qui ont le sentiment de ne plus y avoir leur place.

 

C’est une question globale. Partant du constat que la ville ne fait plus société, une nouvelle politique urbaine ne peut être seulement patrimoniale, artistique, architecturale, environnementale, elle exige qu’un espace prenne une forme politique et qu’il retrouve une cohérence afin de se prémunir contre l’éclatement de l’urbain. Il faut une politique de développement global du territoire dépassant le cadre de la politique du logement à laquelle le droit à la ville ne doit pas être réduit. Les politiques d’emploi, d’éducation, de santé publique, de transport, de culture et de sport devront elles aussi contribuer à faire de la ville un espace d’épanouissement personnel et familial.

 

De même, pour casser le mouvement d’archipellisation de la ville, il faut refonder les mécanismes de solidarité entre les territoires. Ainsi, les problèmes des banlieues ne sont pas seulement leur affaire. L’échelle du quartier est peut-être parfois l’échelle du problème, mais elle n’est jamais l’échelle de la solution. Il faut penser les réponses à l’échelle de l’agglomération, là où la politique de la ville se fonde aujourd’hui sur une géographie des quartiers prioritaires. Ne pas séparer le traitement des banlieues de la question de la ville.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 13:15

Alors que je présidais la séance , le voeu suivant a été adopté par le conseil de Paris le 7 février

 

Conseil de Paris 

Séance des 6 et 7 février 2012

Voeu présenté par Ian BROSSAT, Catherine VIEU-CHARIER, Aline ARROUZE, Pierre MANSAT, Sylvain GAREL, Danielle FOURNIERet les élus du groupe Communiste et élus du Parti de Gauche et du groupe Europe Ecologie – Les Verts &apparentés

 

Relatif à la libération de Mumia Abu-Jamal

 

Considérant que le Conseil de Paris a élevé, en décembre 2001, Mumia Abu-Jamal au rang de citoyen

d’honneur de la ville de Paris ;

Considérant qu’après 30 ans dans les couloirs de la mort de Pennsylvanie, sa condamnation à la peine de mort a été commuée en peine de prison à vie sans possibilité de remise de peine pour un crime qu’il nie toujours avoir commis ;

Considérant, à ce propos, l’enquête inéquitable (expertises balistiques inexistantes, balles non identifiables, absence de relevé d'empreintes, zone non sécurisée, tests non effectués, etc.) qui fut menée ;

Considérants les rapports de police et les témoignages contradictoires rendus lors de cette enquête et du procès qui l’a suivie ;

Considérant que l'impartialité du juge Albert F. Sabo, présidant la première audience, a régulièrement été mise en cause, notamment à cause du déroulement du procès considéré comme déséquilibré en faveur de l'accusation ;

Considérant qu’en mars 2008 une Cour d’appel fédérale jugeait que les instructions données au jury lors du procès de 1982 avaient influencé le verdict et n’étaient pas conformes au droit ;

 

Sur proposition de Ian BROSSAT, Catherine VIEU-CHARIER, Aline ARROUZE, Pierre MANSAT, Sylvain GAREL, Danielle FOURNIER, et les élus du groupe Communiste et élus du Parti de Gauche et du groupe Europe Ecologie – Les Verts & apparentés, le Conseil de Paris demande au Maire de Paris d’interpeller les autorités américaines afin que Mumia Abu-Jamal puisse être libéré.

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 17:28

Un film de François Demerliac

1957 - Alger. Le mathématicien Maurice Audin est arrêté par les parachutistes français.
Sa femme et ses trois enfants ne le reverront plus jamais. Il est peu après déclaré « évadé » par l’armée. Il avait 25 ans.

2012 - Malgré 50 ans d’enquêtes et de procès, la justice a refermé ses dossiers sans condamner les coupables ni reconnaître les faits : la torture et l’assassinat. Les souvenirs s’estompent, les documents se perdent et les derniers témoins disparaissent à leur tour. Après celle de Maurice Audin, nous assistons à une nouvelle disparition : celle de la mémoire. À l’aide de témoins historiques, le film revisite la Guerre d’Algérie à travers le destin d’un individu, devenu le tragique symbole de ce conflit sans nom.

Compléments

Entretiens : Le contexte de la disparition de Maurice Audin par les historiennes Sylvie Thénault et Raphaëlle Branche.

  • Les causes (14 min)
  • Les communistes (17 min)
  • Justifier la violence (14 min)
  • Les commissions de sauvegarde (10 min)

La reconstitution de la disparition. (7 min)

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 14:21

Mumia Abu-Jamal :
la peine de mort est commuee en prison a vie

Telle est la consequence de la decision du procureur Seth Williams qui a annonce hier qu`il renoncait a saisir la justice de Pennsylvanie pour un nouveau proces.
Cette decision - rendue public au moment meme ou nous rencontrions Mumia dans le couloir de la mort - met un terme a 30 ans d`acharnement judiciaire pour tuer Mumia.
C`est une grande victoire a mettre a l`actif de la mobilisation internationale et de la defense.
Avant meme de connaitre cette decision, Mumia nous confiait sa ferme intention de poursuivre le combat pour faire reconnaitre son innocence. C`est dans ces conditions nouvelles et avec cet objectif que ses soutiens du monde entier continueront a agir.
La peine de mort ecartee, c`est desormais le deni de justice qui doit etre reconnu et Mumia libere, comme l`a declare le prix Nobel de la paix Desmond Tutu.

Claude Guillaumaud-Pujol et Jacky Hortaut
New-York, le 8 decembre 2011

Claude et Jacky participeront les 9 et 10 decembre aux evenements organises a Philadelphie pour denoncer 30 ans d`injustice.

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 09:30

Mumia et MansatMUMIA ABU-JAMAL a quitté le couloir de la mort de la prison SCI-GREENE de Waynesburg. Il a été transféré à la prison SCI-MAHANOY à Frackville (voir photo en fin de message). La ville de Frackville, située à 170 kms de Philadelphie, compte un peu plus de 4.000 habitants.

Qui aurait pu imaginer, il y a encore quelques semaines, que Mumia allait sortir de l'enfer du couloir de la mort. C'est aujourd'hui chose faite !
Le Directeur de la prison de Frackville, John Kerestes, a confirmé que Mumia Abu-Jamal était bien détenu à l'isolement dans "l'unité de contrôle" de son établissement "jusqu'à ce que l'on s'assure qu'il puisse rejoindre la population carcérale dans quelques jours".

En accord avec nos amis des organisations américaines, nous vous invitons à envoyer au plus vite une carte postale de votre région à Mumia avec le message suivant : 
" Après une première victoire, le combat contre le déni de justice et pour ta libération continue ! After an initial victory, the fight against denial of justice and for your continuous release ! "

C'est le moyen de faire savoir aux autorités américaines et à l'administration pénitentiaire que l'engagement international aux côtés de Mumia reste vigilant et déterminé. C'est aussi le témoignage de notre solidarité active qui ne cessera que lorsqu'il sera libre.
Merci de mettre votre carte postale sous enveloppe (*) et de l'affranchir avec de préférence deux timbres à l'effigie de Mumia ou un timbre à 0,89€ ... Si vous ne disposez pas encore de timbres de La Poste avec le portrait de Mumia, passez au plus vite votre commande à l'aide du bulletin en pièce jointe. Pensez aussi à affranchir vos cartes de voeux avec ce timbre. Les bénéfices de sa vente permettent de financer sa défense et les initiatives de soutien.

(*) Nouvelle adresse de correspondance :
Mumia Abu-Jamal
#AM 8335
SCI Mahanoy
301 Morea Road
Frackville, PA 17932

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 18:17

Entretien – Revue Ville & Vélo

 

1/ Quels sont les enjeux autour du développement de la pratique de la marche en ville ? 

 

La marche est le plus ancien et le premier moyen de locomotion, mais c’est paradoxalement un mode d’avenir. Au-delà des enjeux évidents de santé publique et de respect de l’environnement, je suis convaincu que c’est de la qualité de nos villes dont il est question à travers la réflexion sur la marche.

Dans le cadre de la révision du Plan de Déplacement Urbain d’Ile de France (PDUIF), j’ai considéré en tant que Président du Comité thématique des partenaires modes doux, qu’il fallait mettre l’accent sur ce sujet, en faire un sujet politique.

Les chiffres sont éloquents. Représentant 54% des déplacements, la marche est le premier mode utilisé à Paris mais ce chiffre passe à 30% en Ile-de-France. Privilégiée pour les distances inférieures à 1 km, elle est souvent délaissée au profit de la voiture pour celles entre 1 et 3 km, où l’on passe à  48% de déplacements en voiture. Son potentiel de développement est donc considérable pour les déplacements de proximité.  Poser la question de la marche, c’est interroger le modèle de la Ville que l’on souhaite construire. Le développement d’une nouvelle culture des déplacements dans laquelle les modes actifs sont au cœur du système de mobilité implique de concevoir différemment l’aménagement urbain. Acteur urbain sensible, le piéton est exigeant sur la qualité des espaces publics et les ambiances de la ville qu’il parcourt. Favoriser la marche implique donc de concevoir une ville belle, dense, durable et mieux partagée. D’une certaine manière, je crois que le développement de la marche participe à l’émergence d’une nouvelle urbanité.

 

2/  La réflexion autour du Grand Paris a-t-elle permis d'évoquer la question de la marche à l'échelle métropolitaine ? 

 

La réflexion autour du Grand Paris s’est traduite pour l’instant par une loi d’urbanisme qui a beaucoup déçu par son contenu. En se focalisant sur un projet de transport lourd, le débat a occulté plusieurs aspects essentiels du problème : l’évolution des besoins de déplacement qui implique de réfléchir en termes de bouquet de mobilités, la complexité du fonctionnement des réseaux, l’articulation des échelles locale et globale … Sans contester bien sûr la nécessité d’investir pour améliorer la situation des transports collectifs en Ile de France, après les enseignements retirés de la consultation internationale, on aurait souhaité une vision « holistique » à la hauteur des enjeux de la métropole parisienne.

Dans ce contexte, la question de l’intermodalité, du lien avec d’autres modes de déplacement dont la marche n’a pas été traitée. Pour autant, une autre démarche a permis de faire progresser l’idée de développer la pratique de la marche à l’échelle métropolitaine. Ainsi, le travail important mené tout au long de la révision du PDUIF, se traduit par des propositions d’actions concrètes. Aujourd’hui, il appartient aux élus locaux de s’en saisir pour amender et enrichir ces propositions à l’occasion de la concertation à venir autour du projet de nouveau PDUIF. 

 

3/ Quels sont les dispositifs permettant de passer à une métropole « marchable », en particulier dans les territoires périphériques ?

 

Deux types de dispositifs peuvent accompagner le développement d’une métropole «marchable». Les dispositifs « soft » destinés à faire évoluer les mentalités, comme la promotion de la marche, sont évidemment nécessaires. Mais au-delà, une transformation des pratiques professionnelles s’impose afin de garantir la prise en compte des piétons dans la manière de faire la ville. C’est le préalable nécessaire à toute intervention plus lourde, notamment la résorption des coupures, qui ancrera durablement cette métamorphose dans l’espace urbain.

Par la reconquête de nos marges urbaines, les espaces périphériques autrefois délaissés deviennent les cœurs de la ville de demain. Paris s’est déjà lancée dans d’ambitieuses opérations d’urbanisme qui participent à recréer du lien avec les villes riveraines. Je pense par exemple à Paris Rive Gauche avec l’allée Paris-Ivry consacrée aux modes actifs. Il faut dépasser les fractures que constituent certaines infrastructures mais aussi assurer une certaine vitalité économique et commerciale. On est plus enclin à marcher dans un environnement animé et cela permet de mutualiser le temps du déplacement avec d’autres usages. Des formes plus perméables sont également à inventer puisque trop souvent, la partition de l’espace public se fait à partir et au profit de la route. Ces changements doivent être accompagnés par une signalétique adaptée, destinée à améliorer la lisibilité des cheminements piétons. A ce titre, l’exemple du walking plan de Londres est intéressant. Le développement des nouvelles technologies devrait sûrement jouer un rôle au profit de mobilités plus intelligentes.

Repères

 

 

Pierre Mansat est adjoint au Maire de Paris chargé de Paris Métropole et des relations avec les collectivités territoriales d'Ile-de-France.

Administrateur du STIF, il a présidé le comité des partenaires de la révision du PDUIF consacré à la thématique Modes Actifs.

 

www.pierremansat.com/

 

http://pdu.stif.info/

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 16:26

Vous avez peut-être appris par la presse la mise en vente aux enchères de quelque 150 pages de manuscrits de Robespierre, par Sotheby's France, le 18 mai. Il s'agit d'un dossier qui avait été mis à l'abri par la famille du conventionnel Lebas, après son suicide, et qui réapparaît deux siècles plus tard. Il est évident que la place de ces papiers est dans une collection publique et qu'ils ne doivent pas être dispersés chez des collectionneurs privés.

Il s'agit, au sens propre, d'un patrimoine national, d'une source à mettre à la disposition des historien/nes et des citoyen/nes.

Pierre Serna (Directeur de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française) a signalé dans une tribune publiée dans Le Monde le danger que représente cette vente aux enchères (http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/03/il-faut-sauver-robespierre_1516206_3232.html).

Des associations, la Sociétés des Études robespierristes (SER), le Comité de Vigilance face aux usages publics de l'histoire (CVUH), des collectifs de rédaction, les Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique se mobilisent. Rejoignez leur action!

La Société des études robespierristes  propose de lui adresser de toute urgence des chèques, établis par vous ou par des personnes de votre connaissance à l'ordre de la Société des études robespierristes, mention "Pour les manuscrits de Robespierre" et adressés à la Société, au 17 rue de la Sorbonne, 75231 Paris cedex 05.
Si l'opération se concrétise, ces chèques, dans la limite de 20 % du revenu imposable, permettront aux souscripteurs de recevoir un reçu dont ils pourront directement faire déduire 66,66 % de leur impôt sur le revenu de 2011. Si cette contribution à l'achat n'a finalement pas lieu, nous détruirons et/ou renverrons évidemment ces chèques aux souscripteurs.

Pour la rédaction des Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique,

Anne Jollet

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