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Pierre Mansat et les Alternatives

Pierre Mansat et les Alternatives

Sous ce titre style groupe de rock des années 60, se cache un blog consacré aux luttes émancipatrices, à la recherche du forum politico/social pour des alternatives, à la critique du système territorial français et à son évolution possible, aux luttes urbaines et au" Droit à la Ville", au Grand Paris, aux relations Paris/Banlieues; aux enjeux de la métropolisation, .......par Pierre Mansat, délégué général de La Ville en Commun, animateur de l'Association Maurice Audin

Inauguration de la Place Joseph Epstein, dirigeant des FTP-MOI

En explorant Google je me suis aperçu qu'il n'y avait pas de photos de l'inauguration de la Place Joseph Epstein dans le XXe arrondissement de Paris.Alors en voici quelques unes.
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Sa biographie dans le Maitron;

 

Né le 16 octobre 1911 à Zamos´c (Pologne), fusillé le 11 avril 1944 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; militant communiste en Pologne puis en France ; commissaire politique auprès des Brigades internationales ; chef des FTPF de l’Île-de-France.

Epstein avec sa sœur en 1937
Cliché communiqué par Jean-Pierre Ravery
Issu d’une famille juive aisée (son père était directeur d’une briqueterie), apparenté au grand écrivain yiddish I. L. Peretz, Joseph Epstein fréquenta le lycée de Zamosc mais, intéressé par les problèmes sociaux, il se lia avec les « ouvriers de son père pour les organiser dans leurs luttes revendicatives », affirme David Diamant (Combattants, héros et martyrs de la Résistance, p. 17). À la Faculté de droit de Varsovie, il entra en contact avec les étudiants révolutionnaires et adhéra au Parti communiste avec sa sœur. La police l’arrêta lors d’une prise de parole devant une usine. Libéré sous caution, Epstein quitta la Pologne pour la Tchécoslovaquie d’où il fut aussitôt expulsé. Comme de nombreux émigrés politiques polonais, il décida de gagner la France et rejoignit des compatriotes à Tours (Indre-et-Loire) en 1931. Inscrit à la Faculté de droit de Tours, il dut quitter la région à la suite d’une intervention de l’ambassade de Pologne. Avec sa femme Paula, il alla à Bordeaux (Gironde) et finit ses études de droit (il obtint sa licence en novembre 1935) tout en militant activement.
Dès l’été 1936, Joseph Epstein se rendit en Espagne pour combattre comme volontaire. Membre des Brigades internationales à leur création, il fut grièvement blessé sur le front d’Irun et rapatrié en France. Le Comité de secours au peuple espagnol en fit un de ses propagandistes jusqu’à son deuxième départ en Espagne, en janvier 1938. Désigné, à Albacete, comme commissaire politique auprès des Brigades internationales, il aurait, selon David Diamant, « exigé d’être envoyé au front ». Lieutenant, il commanda une batterie d’artillerie dans le bataillon Dimitrov (brigade Anna Pauker) et, sous le pseudonyme de Joseph André, participa aux combats de l’Èbre. Cité à l’ordre du jour de la 3e division, il devint capitaine. À son retour d’Espagne, l’administration française le fit interner au camp de Gurs (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques). Libéré, il fut assigné à résidence à Bordeaux. En septembre 1939, après la déclaration de guerre, il s’engagea dans la Légion étrangère, fut fait prisonnier par les Allemands pendant les opérations militaires de mai 1940 puis s’évada du stalag IV B près de Leipzig grâce à la complicité d’un antifasciste allemand.
Arrivé à Paris fin décembre 1940 via la Suisse, Epstein retrouva sa femme et chercha le contact avec le PCF et l’Internationale communiste. Sans doute avait-il depuis plusieurs années des liens étroits avec le Komintern. Début juin 1941, il transmit à Moscou un rapport. On y lisait notamment : « Nombreux sont ceux qui n’ont pas compris la politique de l’URSS et considèrent le pacte allemano-soviétique comme un acte de trahison » (Claude Angeli et Paul Gillet, op. cit., reproduction du brouillon du document en hors-texte).
Selon David Diamant, Epstein fut le principal responsable des groupes de sabotage créés par la CGT. Le Parti communiste lui confia d’importantes responsabilités dans la Résistance et en fit, en 1943, le successeur de Lucien Carré à la tête de l’ensemble des Francs-tireurs et partisans (FTP) de la région parisienne, sous le nom de colonel Gilles. Dans ces fonctions, il innova en abandonnant les groupes de trois au profit de formations d’une quinzaine de combattants. Il organisa une série d’actions spectaculaires. Citons les plus marquantes : le 12 juillet vers 8 heures, à l’heure du petit déjeuner, protégé par des groupes de protection, un FTP lança une grenade à l’intérieur de la grande salle du café de l’Hôtel de la Terrasse, avenue de la Grande-Armée réservé aux officiers allemands ; trois soldats furent blessés, dont deux graves ; le 5 octobre vers midi, place de l’Odéon, un combattant lança une grenade contre un détachement allemand d’une cinquantaine de soldats allemands, il y eut douze blessés dont cinq grièvement.
La Gestapo l’arrêta le 16 novembre 1943 à Évry-Petit-Bourg alors qu’il attendait Missak Manouchian. Torturé pendant plusieurs semaines, il ne révéla pas son identité. Condamné à mort par le tribunal allemand de Paris (rue Boissy-d’Anglas, VIIIe arr.), le 23 mars 1944, il a été fusillé le 11 avril 1944 sous le nom de Joseph Andrei.
Ses dernières lettres, écrites à Fresnes le 11 avril 1944, s’adressaient à sa femme et à son fils. L’une commençait par ces mots « Fidèle jusqu’au dernier souffle à mon idéal » et se terminait par « Vive la Liberté, Vive la France ». Il fut élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.
Son épouse, Perla Epstein (née le 26 août 1909 à Zgierz, Pologne), mourut le 21 septembre 2003 et fut enterrée au cimetière parisien d’Ivry-sur-Seine.
Une place du quartier du Père-Lachaise (XXe arr.) porte le nom de Joseph Epstein.

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