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  • : blog consacré au Grand Paris, à Paris Métropole aux relations Paris / Banlieues par Pierre Mansat
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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 09:18

Aujourd'hui mercredi 21 juillet le conseil de surveillance de la SGP "s'installe". Paris et la Région IDF ne participeront pas à cette réunion. Les présidents des Conseils Genéraux de gauche ont adopté une déclration commune.

 

> Vu par l'AFP

Santini favori pour présider le conseil de surveillance de la Société du Grand Paris
  
    PARIS, 20 juil 2010 (AFP) - Le député-maire d'Issy-les-Moulineaux (Hazuts-de-Seine), André Santini (Nouveau Centre), est favori pour devenir mercredi président du conseil de surveillance de l'établissement public Société du Grand Paris (SGP), face au président du conseil général du Val-de-Marne, Christian Favier (PCF).
    La Société du Grand Paris est chargée de réaliser une double boucle de métro automatique autour de Paris.
    Qualifiant de "mascarade" cette élection, les présidents de conseils généraux de Seine-et-Marne, de l'Essonne, de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d'Oise, tous de gauche, estiment dans un communiqué que "l'objet véritable de la SGP devient une évidence: il ne s'agit plus désormais que d'offrir un bâton de maréchal au maire d'Issy-les-Moulineaux et un terrain d'atterrissage parlementaire au porte-parole de l'UMP", Frédéric Lefebvre, suppléant de M. Santini à l'Assemblée nationale.
    M. Lefebvre avait dû rendre son siège à M. Santini qui avait quitté son poste de secrétaire d'Etat à la Fonction publique au gouvernement, en juin 2009. Selon le code électoral (art. 145), un député ne peut pas présider un établissement public national. Mais cette incompatibilité ne s'applique pas aux députés désignés du fait d'un mandat électoral local, comme c'est le cas de M. Santini.
    Pour les présidents des départements de gauche, le président de la République, "une fois de plus, utilise les moyens de la République pour servir son camp et ses amis". "Les fonctionnaires membres du conseil de surveillance de la SGP s'apprêtent à participer à la désignation d'un élu de droite, nommé par le pouvoir, face à un candidat de gauche", affirment-ils.
    Le conseil de surveillance de la SGP est composé de onze représentants de l'Etat, du président du conseil régional d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon (PS) et des présidents des conseils généraux des huit départements de la région, dont six sont de gauche, notamment le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS).
    Pour le président du Val-d'Oise, Didier Arnal (PS), les représentants de l'Etat ne doivent pas participer au vote, et laisser la désignation du président du conseil de surveillance aux seuls élus. "C'est la tradition républicaine", a-t-il dit à l'AFP.
    M. Huchon a fait savoir qu'il ne participerait pas à cette "désignation en urgence", faisant valoir qu'elle "n'a que peu à voir avec le développement et le rayonnement de la métropole francilienne".
    M. Santini, qui aura 70 ans en octobre, bénéficie par ailleurs d'une dérogation à la limite d'âge de 65 ans fixée dans la loi de 1984 pour la fonction publique et le secteur public. Le décret créant la Société du Grand Paris stipule que "le conseil de surveillance élit un président ainsi qu'un vice-président parmi ses membres âgées de moins de soixante-dix ans au jour de cette élection".
    Actuellement, outre ses mandats de député et de maire, M. Santini est aussi conseiller régional, vice-président de la Communauté d'agglomération Grand Paris Seine ouest (anciennement Arc-de-Seine), président du Sedif (Syndicat des eaux d'Ile-de-France) et président du comité de bassin de l'Agence de l'eau Seine-Normandie.

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La déclaration

SOCIÉTE DU GRAND PARIS : PETITS ARRANGEMENTS ENTRE AMIS

Le Président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris sera désigné demain. Ce qui devait être l’acte de naissance d’un nouveau projet métropolitain pour l’Île-de-France ne sera finalement qu’un symbole supplémentaire de la dérive du système Sarkozy.

Le projet d’aménagement de la métropole francilienne constitue un enjeu majeur pour les populations, pour leurs conditions de vie. Nous, Présidents de Conseils généraux, n’avons eu de cesse de dénoncer depuis des mois l’insuffisance de concertation, voire l’opacité, dans laquelle les projets du gouvernement étaient établis. Alors que nous défendons un projet permettant de réduire les inégalités sociales et territoriales en Île-de-France, le projet concocté par le gouvernement renforce ces inégalités et exclut la Grande Couronne.

Cela, Présidents de Conseils généraux, nous n’avons eu de cesse de le dénoncer.

La mascarade qui se prépare pour l’élection du Président du Conseil de surveillance de la Société du Grand Paris ne permettra en aucune manière de remettre les choses à l’endroit.
Là où nous espérions une remise à plat du dossier, nous nous retrouvons à élire dans l’urgence et en catimini, au cœur de l’été, un président pour la SGP.
Là où il y a quelques semaines encore, on nous promettait une dotation financière, de l’ordre de 4 milliards d’euros pour la SGP, on ne trouve aujourd’hui plus rien.
Là où nos concitoyens attendent des gestes forts pour contribuer à corriger les inégalités sociales et territoriales, le gouvernement s’empresse de livrer la région capitale aux promoteurs.
Sans concertation, dépouillée de tout financement, l’objet véritable de la SGP devient une évidence. Il ne s’agit plus désormais que d’offrir un bâton de maréchal au maire d’Issy-les- Moulineaux et un terrain d’atterrissage parlementaire au porte-parole de l’UMP.

La tourmente des "affaires" n’aura donc pas servi de leçon au Président de la République.
Une fois de plus, il utilise les moyens de la République pour servir son camp et ses amis.
Demain, fait incroyable, les fonctionnaires membres du conseil de surveillance de la SGP s’apprêtent à participer à la désignation d’un élu de droite, nommé par le pouvoir, face à un candidat de gauche, Christian Favier, porté par les Conseils généraux de la Seine-et-Marne, de l’Essonne, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d’Oise. Le scandale de l’EPAD et du fils du Président se reproduit avec la SGP et l’ami du Président. C’est l’idée même d’un Etat impartial qui est bafouée ! Nous ne pouvons l’accepter !

Cela, nous, Présidents de Conseils généraux de la région francilienne, nous entendons le dénoncer demain avec énergie. Nos concitoyens expriment des attentes légitimes et urgentes, notamment en matière de transports et de logement. Nous entendons peser de tout notre poids pour que ces attentes trouvent enfin une réponse.

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Un article des Inrocks

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