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  • : blog consacré au Grand Paris, à Paris Métropole aux relations Paris / Banlieues par Pierre Mansat
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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 12:37
Après la décision de Jean Sarkozy de ne pas briguer la présidence de l'EPAD, Paris ouvre le débat de fond sur l’avenir de la Défense
Jean Sarkozy a retiré hier sa candidature à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense(Epad). Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris chargé de Paris Métropole et des relations avec les collectivités territoriales d'Ile-de-France et représentant de la ville au sein du Conseil d'administration de l'Epad, estime que ce retrait est «une bonne chose». Il explique en quoi Paris a un rôle à jouer dans la construction d'un projet équilibré pour le quartier d'affaires.

En quoi Paris est-elle impliquée dans l’aménagement de la Défense?«Depuis la création de l'établissement en 1958, Paris entretient avec le quartier des liens forts. La ville de Paris est associée au développement du quartier, c’est vrai pour les transports, les hommes, l’éducation, notamment.Sa présence dans l’aménagement du quartier, est remise en cause à l’occasion de la fusion de l'Epad et de l'Etablissement public d'aménagement Seine-Arche (Epasa) décidée en juillet. L’exclusion de Paris du conseil d’administration inquiète. Pour moi c'est une vision insulaire et isolationniste. Le développement du quartier doit au contraire être pensé dans un ensemble-métropole, d'où il est impossible d'exclure la capitale.Le nouveau quartier d'affaire représentera alors plus de 500 hectares dont 320 sur le territoire de Nanterre. La fusion est rejetée par les villes de Puteaux, Courbevoie, Nanterre et Paris, qui ont dénoncé la remise en cause de la libre administration.
La défection de jean Sarkozy change-t-elle la donne pour Paris?

«La défection de Jean Sarkozy ne change rien et le débat reste entier. La question n'est pas le manque de diplôme ou l'âge des candidats. Pour le quartier d'affaire de la Défense, en lien étroit avec Paris, il faut mettre en avant les enjeux futurs : transport, logistique, service aux entreprises et rapport à la formation -par les universités notamment-.Le Conseil de Paris a d'ailleurs voté deux vœux concernant le développement du quartier d'affaire ce mardi et souhaite maintenant reprendre en main la question de fond. Dans le contexte de crise actuelle, le sujet apparaît d'autant plus délicat : le Conseil d'administration de l'établissement devrait en effet débattre le 4 décembre du plan financier. Un déficit de plus de160 millions d'euros de déficit en 2016 est annoncé. L'incertitude concernant la construction des 15 tours annoncées par l'établissement reste de plus totale, la réalisation de 13 d'entre elles n’a rien de certain.
Et maintenant?«Le 4 décembre, le prochain Conseil d'administration de l'Epad devra choisir qui succédera à Patrick Devedjian à la tête de l'établissement. Paris s'exprimera alors en faveur du maire de Nanterre Patrick Jarry. Je souhaite un rééquilibrage du quartier dans son environnement : pour le développement durable, pour le développement de la métropole et avec des exigences en matière de transport et de logement réfléchies, entre les collectivités territoriales qui hébergent aujourd'hui l'Epad..Les populations qui jouxtent le quartier d'affaire ne veulent pas de villes-entreprises, mais expriment le souhait de villes mixtes, avec des bureaux, des logements et des espaces verts ».

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