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Pierre Mansat et les Alternatives

Pierre Mansat et les Alternatives

Sous ce titre style groupe de rock des années 60, se cache un blog consacré aux luttes émancipatrices, à la recherche du forum politico/social pour des alternatives, à la critique du système territorial français et à son évolution possible, aux luttes urbaines et au" Droit à la Ville", au Grand Paris, aux relations Paris/Banlieues; aux enjeux de la métropolisation, .......par Pierre Mansat, délégué général de La Ville en Commun, animateur de l'Association Maurice Audin

Discours de Pierre Mansat à la réunion publique de la liste " Pour Montluçon, changeons la donne" #Montluçon #municipalesMontluçon

Discours de Pierre Mansat à la réunion publique de la liste " Pour Montluçon, changeons la donne"  #Montluçon #municipalesMontluçon
Discours de Pierre Mansat à la réunion publique de la liste " Pour Montluçon, changeons la donne"  #Montluçon #municipalesMontluçon
Discours de Pierre Mansat à la réunion publique de la liste " Pour Montluçon, changeons la donne"  #Montluçon #municipalesMontluçon

On souffre à Montluçon, on souffre à Montluçon comme dans tout le pays.

Mais on souffre particulièrement à Montluçon.

Oui on souffre des années de politiques néolibérales entraînant chômage, précarité, pauvreté, dégradation des services publics, abaissement du service de soins, de santé, abaissement de la desserte ferroviaire, privatisations...

Oui on souffre à Montluçon parce que depuis 19 ans une équipe réactionnaire, magouilleuse à disqualifié notre ville.

Une équipe qui avait fait miroiter le miroir aux alouettes, leur prétendu carnet d'adresses qui aurait permis le renouveau de la ville, foutaises…

Une équipe qui a foulé aux pieds la dignité des Montluçonnaises et Montluçonnais.

C'est un mot très fort dignité, sans doute un des mots les mieux partagés de la langue française. Alors oui je l'utilise dans cette situation.

Une dignité foulée aux pieds quand des sujets majeurs pour les habitants de Montluçon _beaucoup d'habitants ont plus de 60 ans_ la santé, les soins n'ont pas été un sujet majeur, central dans les préoccupations de l'équipe sortante.

Dignité encore quand on pense à tous ces équipements publics privatisés, car si le public est bien au service de l'intérêt général, ce n'est pas vraiment le cas des intérêts privés. Dignité encore quand les besoins de déplacements, ne sont pas à la hauteur des besoins. Dignité encore quand des équipements publics comme les maisons des associations ne sont pas dotées de wi-fi, franchement au XXIe siècle?

Dignité foulée aux pieds par son implication dans de nombreuses affaires, par son mépris pour certains quartiers, par son indifférence face à la situation sociale des habitants, par son incapacité chronique à comprendre quels sont aujourd'hui les atouts de la ville, de l'agglomération, incapacité à se hausser à la hauteur des défis posés par le changement global qui nous affecte: climat, biodiversité, travail. Par son refus de considérer que le ressort d'une ville c'est la participation active et continue des citoyens, pas seulement leur demander leur avis une fois que tout est décidé.

C'est impardonnable car le respect de la dignité de toutes et tous doit être au coeur des politiques publiques, mieux c'est un fondement d'une politique municipale.

On souffre çà Montluçon, mais on résiste. On est debout.

Parce que c'est dans l'ADN de la ville, une ville construite autour de la solidarité, des valeurs de fraternité forgées dans de multiples luttes sociales et politiques.

Et dans cette élection municipale un espoir s'est levé, celui de changer la donne.

Alors quand les animateurs de la liste m'ont proposé de venir dire quelque mots c'est avec joie que j'ai dit "oui, bien sur!" avec joie et émotion.

Parce que Montluçon c'est la ville de mon enfance, de ma jeunesse . La ville ou je me suis construit politiquement, dans une famille de militants communistes, la ville de mes premières luttes comme le mouvement lycéen contre les loi Debré. Une jeunesse bruissante de la fraternité ouvrière et de la mémoire des multiples résistances et innovations....

Comment poursuivre ? Qu'est ce que je peux dire .

Simplement poser quelques petits cailloux blancs sur e chemin de l'espoir, du renouveau

La ville souffre, les jeunes ne restent pas, on a du mal a appréhender l'avenir.

Alors deux trucs :

> Premier champ d’action: redonner aux Montluçonnais cette estime collective de soi, cette confiance dans ce qu’on est, représente au regard des autres, cette fierté, cette dignité, sans lesquelles il n’y a pas de capacités collectives à «se rétablir».

Et pour cela, en vrac et sans ordre de priorité: de la culture du patrimoine , de l’engagement culturel, l’envie des lieux urbains, une nouvelle offre d’habiter , la lutte contre la solitude, l’isolement, et pour cela l’obsession de construire un territoire de services pour tous, qui sont aujourd’hui un des liants majeurs de la société (santé, éducation, soutien aux âges de la dépendance, …), et de nouvelles ambitions surtout:

la nouvelle économie des ressources écologiques, le développement de nouveaux épanouissements par l'adaptation au changement climatique [bien plus à portée de main que dans les grandes métropoles], de ces ressources déjà là qu’il s’agirait de faire rejouer, de réenchanter, de réinventer: le bocage bourbonnais et ses paysages devenus rares, l’Allier et le 2ème stock de châteaux de France après la Dordogne (!), les vallées du Cher et de la Sioule, la forêt de Tronçais, la «belle petite ville» (plutôt que «la ville moyenne abandonnée») et son gisement culturel [ le Centre dramatique national, le musée des Musiques Populaires...] le thermalisme auvergnat..

> Second champ d'action: élargir le regard Paradoxe de cette situation urbaine jugée ultra-pénalisante vue d’ailleurs: à force d’être loin de tout, en situation de confins de trois régions (Auvergne Rhône-Arles, Centre Val de Loire, Nouvelle Aquitaine), elle n’est somme toute loin de rien, au milieu de la France, ce dont atteste son intense activité d’accueil de congrès, de regroupements nationaux, de championnats, etc...

Le problème est-il que l’effondrement de l’offre ferroviaire, en particulier vers Paris hypothèque toute stratégie de repositionnement (conviction typiquement parisienne) ? Ou bien que le monde politique local s’avère particulièrement peu motivé pour se construire au-delà des échelles communales rassurantes: l’agglomération, le territoire le réseau des villes à 90 km à la ronde ? La ruralité au sein de laquelle s'inventent tant de nouvelles façons de produire, de s’organiser, de vivre ensemble.

Difficile d’initier un changement de regard, sur soi , sur ce qu’on veut devenir, et sur sa position parmi les autres, quand le débat politique local mijote dans l’étroit chaudron communal.

Et si la crise durable de Montluçon était due au fait que pour la première fois de son histoire, c’est à elle (ses habitants) de définir ce qu’elle veut être?

Ni à l’État et ses décrets , ni aux grands investisseurs de plus en plus lointains, mais à la société que le territoire rassemble ou qu’il pourrait attirer, à condition qu’elle sache exprimer une unité d’ambition.

Qu’est-ce qui nous assemble? Que proposons-nous aux autres? Comment nous représenter ? C'est la réponse à ces questions que je retrouve dans le projet de la liste Changeons la donne.

C'est le socle du renouveau.

Les seuls lieux vraiment panne sont ceux qui ne se posent plus ces questions fondamentales.

Et pour tout ça Montluçon ne manque pas d'atouts. Depuis 15 ans on nous bassine avec les métropoles qui seraient les seules a pouvoir innover produire de la richesse _ sans jamais évoquer la dure condition métropolitaine comme celle que je connais bien dans le Grand Paris : crise du logement, crise des transports, pollutions atmosphérique et phonique, crise de l'accueil, immense défi de l'adaptation au changement global,inégalités croissantes.

Mais dans un boulgi-boulga idéologique quelque chose monte dans le pays : tous les territoires sont égaux, tous se valent, 25% des français vivent dans des villes moyennes, les Gilets jaunes ont bousculé le jeu exprimant l'aspiration des habitants des quartiers périurbains à être considéré, respectés, pas sygmatisés, l'aspiration à vivre mieux . Avec cette remarque essentielle , le repli local n'est pas la solution, elle est fumeuse. C'est ce que j'ai essayé d'exprimer ce soir.

 

Alors oui , montrez leur la porte !

Changez la donne pour Montluçon

 

 

 

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