Luttes émancipatrices,recherche du forum politico/social pour des alternatives,luttes urbaines #Droit à la Ville", #Paris #GrandParis,enjeux de la métropolisation,accès aux Archives publiques par Pierre Mansat,auteur‼️Ma vie rouge. Meutre au Grand Paris‼️[PUG]Association Josette & Maurice #Audin>bénevole Secours Populaire>Comité Laghouat-France>#Mumia #INTA
10 Juin 2026
Le Grand Paris est de retour dans le débat, grâce au haut-commissaire à la stratégie et au plan, Clément Beaune. L’idée de limiter la zone du Grand Paris à la petite couronne semble aussi étrange qu’anachronique, le périmètre proposé regroupant moins de 7 millions de personnes sur les 13 millions que compte la « région urbaine de Paris ».
Nous aurions d’un côté une très grande ville centrale, à une échelle jamais expérimentée en France, qui va mettre des décennies à trouver son équilibre, et privera les néo-Parisiens, ex-Dionysiens ou ex-Vincennois, de la démocratie communale, aujourd’hui la plus vivante dans notre pays, alors que les maires d’arrondissement ont tant de mal à trouver leur place dans le Paris actuel. Et de l’autre, une collection de communes, regroupant près de la moitié des autres habitants de l’agglomération, faisant de ces néobanlieusards des citoyens de seconde zone dans la grande ville où ils vivent et travaillent.
L’hyperconcentration du petit Paris intrapériphérique dans la culture, la santé, la recherche, les médias est le problème majeur de l’agglomération, et même pour le pays tout entier. Elle n’a d’équivalent dans aucune autre métropole mondiale. En sortir devient urgent. Mais que signifie un périmètre dans lequel on ne trouve ni Versailles, ni Massy-Saclay, ni Roissy, ni Disneyland Paris, aucun terminus de RER ? Ni les habitants, ni les entreprises, ni les grands réseaux qui irriguent l’agglomération ne sont à cette échelle. Nous avons besoin, d’une part, d’échelons de proximité dont la bonne taille se situe sans doute entre 10 000 habitants et 100 000 habitants, mais aussi d’une instance stratégique forte à l’échelle métropolitaine.
Nous avons la chance d’avoir une région dont le périmètre coïncide, pour l’essentiel, avec la réalité vivante de l’agglomération. Elle gère déjà les transports collectifs. Elle est à la bonne échelle pour les grands sujets stratégiques : recherche et enseignement supérieur, écologie, énergie, santé, habitat, intégration, solidarités et réduction des inégalités. Le nouveau schéma directeur qu’elle a élaboré reconnaît – enfin ! – le besoin de centralités multiples.
Transformons cette région, très différente de ses homologues françaises, en une métropole-région – la région de Paris – en modifiant sa gouvernance, ses modes d’élection et ses compétences. Pour le reste, inutile de mener de grands chambardements institutionnels qui vont absorber l’énergie des acteurs pendant une décennie. Privilégions les projets sur les manipulations purement administratives.
Ce qui manque à Paris, c’est une vision globale, stratégique, pour parler au monde et au reste du pays. Ce n’est pas en créant un monstre ingouvernable et en coupant la métropole vécue en deux que nous allons progresser.