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Pierre Mansat et les Alternatives

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> Dans Le Monde: l'année perdue du Grand Paris

C'est un sauvetage qui pourrait bien être un naufrage. La Métropole du Grand Paris (MGP) sera créée comme prévu au 1er janvier 2016, mais elle n'exercera ses principales compétences – le logement et l'aménagement du territoire – qu'au 1er janvier 2017 : tel est le compromis scellé mardi 23 juin par Manuel Valls, Anne Hidalgo et Claude Bartolone à Matignon.

Le Sénat avait décalé au 1er janvier 2017 la création de la MGP en seconde lecture du projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe), début juin. Le premier ministre ne veut pas donner le sentiment de reculer sous la pression de la droite sénatoriale. Il entend que la date initiale du 1er janvier 2016 soit rétablie à l'Assemblée nationale lors de la seconde lecture du texte prévue le 29 juin.

Au grand dam de M. Bartolone, tête de liste du PS aux élections régionales de décembre. " La métropole est en panne. Il y a une alliance qui l'a réduite à la portion congrue. Si aujourd'hui on en reste là, je préfère qu'on reporte ", avait confié M. Bartolone au Monde le 8 juin, tout en ajoutant qu'à l'avenir " c'est le périmètre régional qui va jouer un rôle extrêmement important dans l'aménagement solidaire de la région ".

Jean-Paul Huchon, le patron (PS) de la région, n'a pas manqué d'ironiser sur le revirement du président de l'Assemblée nationale, qui, en 2014, défendait le projet d'une métropole " solidaire " à l'échelle de la petite couronne parisienne : " Je vois que des grands tenants de la métropole ont tendance à dire que la métropole, c'est la région. Peut-être parce qu'ils ont des espérances sur la région ", relevait-il le 16 juin.

M. Bartolone n'est pas pour autant déçu du compromis arrêté le 23 juin. Il prévoit que le gouvernement propose par amendement au projet de loi NOTRe que le logement et l'aménagement ne deviennent des prérogatives de la MGP que le 1er janvier 2017.

" Ardeurs douchées "

Directeur de campagne de M. Bartolone, le sénateur vallsiste Luc Carvounas (Val-de-Marne) salue la volonté du premier ministre de maintenir la date mais plaide pour qu'" on continue de discuter " sur la bonne échelle de la métropole. M. Carvounas est l'instigateur d'un texte signé en février 2013 par une vingtaine d'élus et parlementaires franciliens en faveur d'un Grand Paris à l'échelle de la région. " Il faut lier la question de l'emploi, des transports et du logement au travers d'une unité territoriale géographique ", affirmait à l'époque M. Carvounas. Dans l'équipe de M. Bartolone, on entend rouvrir le débat sur le périmètre de la métropole, en cas de victoire aux régionales.

Le report des compétences est " le énième compromis pour ne pas créer une situation dont on ne voudrait pas après 2017 ", décrypte un député PS d'Ile-de-France.Selon lui, " la métropole est mort-née ". " L'essentiel, c'est d'avoir maintenu la date de 2016. Le reste n'est pas important ", relativise un expert du dossier.

Bien que partisane d'un Grand Paris à l'échelle de l'agglomération, Anne Hidalgo s'est ralliée au compromis de Matignon. " La maire de Paris a toujours voulu que la métropole avance sur la base d'un consensus entre les élus ", fait valoir son directeur de cabinet, Mathias Vicherat. Un consensus devenu de plus en plus mou depuis les municipales. " Les ardeurs de la gauche ont été douchées par les municipales ", reconnaît Christophe Caresche, député (PS) de Paris. Depuis mars 2014, les maires de droite et du centre sont majoritaires dans le périmètre de la MGP. Puisque l'opposition est en position d'en prendre les commandes, autant que l'outil métropolitain ait le moins de pouvoirs possibles, estime l'exécutif parisien.

" Amendement anti-NKM "

Dans cette perspective, la maire de Paris a obtenu mardi du premier ministre l'engagement que les députés rétabliraient le mode de scrutin des conseillers métropolitains, torpillé début juin par le Sénat. Le gouvernement souhaite que les représentants de Paris soit élus à l'échelle des arrondissements. Ce mécanisme a pour effet collatéral d'empêcher Nathalie Kosciusko-Morizet, chef de file de la droite parisienne, de siéger au conseil de la MGP qui élira le président du Grand Paris. Le mode de scrutin appliqué dans le 14e arrondissement où elle a été élue ne permet pas à la minorité d'avoir un représentant. Le Sénat a fait barrage à ce que la droite a baptisé " l'amendement anti-NKM ".

La maire de Paris souhaite une contre-offensive à l'Assemblée. " Il est naturel que celle qui a perdu les municipales ne puisse pas prétendre revenir par la fenêtre en faisant du Grand Paris une arme politique contre la capitale ", plaide l'entourage de Mme Hidalgo.

Pour les socialistes parisiens, il va de soi que NKM compte devenir la patronne de la métropole. " Sarko lui a dit : le Grand Paris, c'est pour toi ", croit-on dans les rangs de la gauche à l'Hôtel de ville.

Béatrice Jérôme

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