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  • : blog consacré au Grand Paris, à Paris Métropole aux relations Paris / Banlieues par Pierre Mansat
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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 18:19

Union sacrée gauche-droite contre la Métropole du Grand Paris

05/11/2013 18:00:21  AFP (429)

 

 

   PARIS, 05 nov 2013 (AFP) - Des élus de gauche comme de droite ont conjuré ensemble gouvernement et parlement, mardi, de revoir profondément le projet de Métropole du Grand Paris, "un grand machin" qui selon eux "va casser les dynamiques territoriales" créées par les coopérations intercommunales en Ile-de-France.

Lors d'une conférence de presse, ces élus du syndicat mixte Paris Métropole, créé il y a plus de quatre ans pour réfléchir à une nouvelle architecture institutionnelle de la région-capitale, ont lancé aux défenseurs du projet "un appel à la raison", tout en étant unanimes à soutenir "la nécessité de faire une métropole" au plan institutionnel.

Se sont retrouvés pour la circonstance Patrick Braouezec, président (Front de gauche) de la communauté d'agglomération Plaine commune (nord de Paris), Philippe Laurent (UDI), président de Paris Métropole, François Kosciusko-Morizet et Jacques JP Martin, maires UMP de Sèvres et Nogent-sur-Marne respectivement, Jacques Salvator et Daniel Breuiller, maires PS d'Aubervilliers et Arcueil respectivement, Dominique Adenot, maire PCF de Champigny-sur-Marne et Jean-Luc Laurent, premier magistrat (MRC) du Kremlin-Bicêtre.

Profondément modifié à l'Assemblée nationale en juillet à l'initiative de "grands élus" PS d'Ile-de-France, et retouché en octobre au Sénat, le projet de Métropole du Grand Paris prévoit à ce stade la disparition des intercommunalités de la petite couronne et leur intégration dans un ensemble unique qui s'occupera surtout du logement, des grandes règles de l'aménagement urbain, de l'attractivité économique (mais pas des transports, qui resteraient gérés par la Région). La fiscalité locale des entreprises serait transférée des intercommunalités à la métropole.

"C'est un saut en arrière, on revient à l'administration des années 60", avec "un projet particulièrement centralisateur", a affirmé M. Martin. "On va créer un monstre administratif coûteux et qui n'a pas la légitimité du suffrage universel. C'est une forme de suppression des libertés locales", a complété M. Kosiuscko-Morizet, puisque le conseil métropolitain ne sera pas élu au suffrage universel direct, mais au suffrage indirect.

Philippe Laurent, également maire de Sceaux, s'est étonné qu'il n'y ait "même pas la moindre étude d'impact" de la création de la métropole, s'agissant de ce que tous se sont accordés à présenter comme "un bouleversement". Il a aussi regretté qu'"un référendum" ne précède pas un tel changement.

Cette métropole sera "impossible à mettre en place", selon M. Braouzec. "Il n'y a aucune garantie sur la façon dont les ressources fiscales seront redistribuées" au bloc communal, s'est alarmé M. Breuiller.

Deux représentants des directeurs généraux des intercommunalités se sont inquiétés des "flux financiers invraisemblables" entre les communes et la métropole que va générer la réforme, qui doit revenir le 10 décembre devant les députés.

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