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Pierre Mansat et les Alternatives

Pierre Mansat et les Alternatives

Sous ce titre style groupe de rock des années 60, se cache un blog consacré aux luttes émancipatrices, à la recherche du forum politico/social pour des alternatives, à la critique du système territorial français et à son évolution possible, aux luttes urbaines et au" Droit à la Ville", au Grand Paris, aux relations Paris/Banlieues; aux enjeux de la métropolisation, .......par Pierre Mansat, délégué général de La Ville en Commun, animateur de l'Association Maurice Audin

> Reuters: Cécile Duflot dit oui au Grand Paris, non à "Dubaï-sur-Seine"

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Cécile Duflot dit oui au Grand Paris, non à "Dubaï-sur-Seine"

Créé le 26-06-2012 à 14h45 - Mis à jour à 14h45

 

PARIS (Reuters) - Le Grand Paris, vaste projet de remodelage de la région capitale, reste d'actualité mais devra s'adapter aux contraintes budgétaires et aux priorités du nouveau gouvernement, a expliqué mardi Cécile Duflot, la ministre en charge du dossier.

Ce chantier doit d'abord viser à améliorer le quotidien des Franciliens en mettant l'accent sur les transports et le logement, notamment social, a dit la ministre de l'Egalité des territoires et du Logement.

Elle s'est montrée plus partagée sur l'ambition des promoteurs du Grand Paris de redessiner la région capitale jusqu'à l'estuaire de la Seine et de transformer ainsi une métropole alanguie en un pôle urbain dynamique à l'image de New York, Londres, Tokyo, Shanghai ou Hong Kong.

"Le Grand Paris ne sera pas Dubaï-sur-Seine", a dit Cécile Duflot à des journalistes lors de l'inauguration d'une exposition sur la consultation d'architectes pour les gares du Grand Paris, sa première intervention publique en tant que responsable d'un projet qui continue de susciter débats et controverses, près de cinq ans après son lancement par Nicolas Sarkozy.

Ceux qui ont conçu le Grand Paris ont commis l'erreur, selon la ministre, d'"avoir considéré un moment que le sujet qui était la préoccupation essentielle, prioritaire, c'était la mise en concurrence du Grand Paris par rapport aux grandes métropoles mondiales".

"La question de son attractivité, de sa construction, est un sujet essentiel mais ne peut pas exclure une vision qui part du territoire, des élus et des habitants", a-t-elle ajouté.

Le coeur du projet, un réseau de transport sans précédent, élaboré et financé pour les 15 ans à venir, qui prévoit notamment 155 km de nouvelles infrastructures et la construction de 57 gares pour un investissement de 32,5 milliards d'euros, est maintenu, a assuré Cécile Duflot.

Elle a cependant affirmé qu'il serait nécessaire d'échelonner les chantiers de ce projet, baptisé Grand Paris Express, et d'en définir les priorités.

ÉCHÉANCES ET CONTRAINTES

Cécile Duflot veut ainsi mener de front la construction d'un nouveau métro et la rénovation, devenue urgente, du RER, l'actuel réseau ferré francilien, saturé et vieillissant.

"Tout ne peut pas être fait tout de suite", a dit la ministre. "Il faut fixer des échéances et faire face aux contraintes budgétaires."

Le ministre a apaisé les craintes des acteurs du projet d'une remise en cause de ses structures, notamment la Société du Grand Paris (SGP), un établissement public qui a pour mission de concevoir et de réaliser les infrastructures de transport.

"Il n'y aura pas de big-bang institutionnel", a dit Cécile Duflot, qui ne s'est cependant pas prononcée sur la dotation de quatre milliards d'euros promise à la SGP par le gouvernement précédent.

L'aventure du Grand Paris continuera donc sous la baguette du gouvernement socialiste mais elle s'annonce moins pharaonique et plus pragmatique.

"La volonté du gouvernement est claire : le Grand Paris doit être utile", a dit Cécile Duflot. "Il doit être utile aux usagers des transports qui ne supportent plus les difficultés du quotidien (...) il doit être utile pour désenclaver, ressouder, réconcilier les territoires".

Le Paris du futur avec ses tours gigantesques et ses "pôles d'excellence" imaginé par les concepteurs du Grand Paris version Nicolas Sarkozy pourrait donc céder la place à une vision moins grandiose, moins coûteuse et plus terre-à-terre.

"Le Grand Paris doit être celui de ses habitants", a résumé Cécile Duflot.

Patrick Vignal, édité par Yves Clarisse

 

ET l'AFP

Duflot veut un Grand Paris proche des habitants, pas un "Dubaï-sur-Seine"

26/06/2012 16:00:52 GMT+02:00

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  PARIS, 26 juin 2012 (AFP) - Cécile Duflot, la ministre de l'Egalité des territoires, en charge du Grand Paris, a présenté mardi sa vision de ce vaste chantier de développement de la région capitale qu'elle veut proche de ses habitants et non centrée sur une concurrence des métropoles internationales.

"Le Grand Paris n'aurait pas de sens s'il se construisait pour ses concurrents plutôt que pour ses habitants. Le Grand Paris, ça ne pourra pas être Dubaï-sur-Seine", a déclaré la ministre écologiste.

Mme Duflot s'exprimait pour la première fois sur le sujet à l'occasion de la présentation du cabinet lauréat (Jacques Ferrier Architectures) pour l'architecture et le design des futures gares du Grand Paris Express, ce grand métro automatique en rocade destiné avec 72 gares et près de 200 km à désenclaver les territoires.

Faisant état de "l'inquiétude de certains", la ministre a tenu a rappeler que "comme l'a annoncé le président de la République, le gouvernement souhaite maintenir et poursuivre le projet du Grand Paris Express".

"Mais il souhaite le réconcilier avec le projet d'égalité des territoires", a-t-elle souligné, se démarquant de la "vision de ses prédécesseurs pour qui "il suffirait pour répondre aux attentes de 12 millions de Franciliens de relier entre eux des pôles d'excellence (...) pour une plaquette de marketing territorial".

Rappelant le "contexte financier contraint pour les collectivités et pour l'Etat", la ministre a mis en avant la nécessité de "séquencer le projet". "Tout ne pourra pas se faire tout de suite ni en même temps", a-t-elle prévenu, "assumant" le fait d'être la ministre qui disait ce que "tout le monde savait".

Elle a aussi mis l'accent sur la nécessité de "mener de front" les deux projets que sont le futur Grand Paris Express mais aussi les "transports du quotidien", avec l'urgence de rénover notamment les RER, plaie quotidienne de millions d'usagers.

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