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  • : blog consacré au Grand Paris, à Paris Métropole aux relations Paris / Banlieues par Pierre Mansat
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 18:10

 Je réponds ici à Jean-François Martins ( Modem). L’occasion aussi de rappeler que Paris Métropole a permis de dégager, à une très large majorité, une position forte en faveur d’une transformation institutionnelle de la métropole. Après l’électrochoc du sénat, les positions bougent.  

 

Une majorité de sénateurs vient, en effet, de purement et simplement supprimer la métropole parisienne de la loi d’affirmation des métropoles. Ceux qui ont fait le choix de l’immobilisme, ceux qui ont préféré le statu quo à la mise en mouvement prennent une lourde responsabilité.

La responsabilité d’une situation absurde : écarter la première métropole française, la seule métropole mondiale, des dispositifs de modernisation de l’action publique, alors que le gouvernement fait le choix courageux de prendre à bras le corps le défi de la métropolisation.

La responsabilité d’un combat d’arrière-garde. Car pour relever les défis du 21ème siècle, on ne peut plus s’appuyer sur les outils administratifs du 20ème et les frontières politiques du 19ème siècle. Il est temps de hisser nos politiques publiques à la hauteur d’une métropole de 10 M d’habitants, dynamique, polycentrique, connectée au monde entier, mobile, diverse, et où les inégalités prennent un visage nouveau.

Dire que pour construire une agglomération plus attractive et plus solidaire, il faut renouveler notre gouvernance, il faut appuyer notre développement sur des outils efficaces et démocratiques, ce n’est pas prendre une posture technique ou scientifique. C’est un choix politique majeur. Renoncer à s’organiser à la bonne échelle, c’est renoncer à traiter les sujets tels qu’ils se posent, c’est laisser les acteurs privés être les seuls détenteurs d’une vision cohérente et donc efficace.

La suppression de la métropole parisienne tourne le dos aux avancées accomplies– et notamment dans Paris métropole – pour définir ce que doit être une gouvernance moderne et efficace. Le maintien du statu quo nie la dynamique collective engagée par une très grande majorité d’élus; leur volonté de transcender les prés carrés, et d’agir ensemble. Ils ont plaidé pour la construction d’un outil de coordination puissant, disposant de moyens d’action, et s’appuyant sur la dynamique des territoires. Cette volonté est partagée. Le bureau de Paris Métropole (51 collectivités, de droite comme de gauche, de petite et de grande couronne) vient de le rappeler solennellement.

Alors oui, cette structure ne doit pas être une coquille vide, une couche supplémentaire dans un paysage institutionnel déjà complexe. Si cette instance n’est pas démocratique, elle ne sera pas appropriée par les élus et les citoyens. Si cet outil n’est pas lisible, il échouera. Nous pensons qu’il doit être consacré à la prise en charge de certains des sujets qui sont les plus urgents pour les habitants de cette métropole, comme le logement, certains des enjeux liés à l’aménagement de la métropole, l’urgence sociale, la transition énergétique. Mais cet outil n’a de sens que s’il se fonde sur un principe de subsidiarité. Il a vocation à porter des projets d’intérêts métropolitains, à mettre en cohérence le développement de la zone dense. Et oui, il faut accroître sa représentativité, son assise démocratique.

Voilà l’enjeu qui va revenir à l’Assemblée dès le mois de juillet et auquel contribueront les députés parisiens, notamment. Mais ne nous trompons pas de sujet. Nous n’avons pas besoin de recentraliser tous les pouvoirs au sein d’une institution unique. Les Parisiens veulent plus de logements, plus de démocratie de proximité. Pas un service unique pour 10M d’habitants pour délivrer le RSA.

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