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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 21:25

habiter le cielIci > habiter le ciel    

 

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village-vertical-castro11Il ne s’agit pas d’une tour au sens traditionnel du terme, mais d’une série de cours superposées autour de jardins. Ces jardins peuvent avoir toute sorte d’usages. Ils constituent un espace public commun à une vingtaine de logements. Ils reconstruisent dans l’espace le bonheur d’habiter chez soi en commun : on peut parler de village vertical.
Les premières esquisses théoriques interviennent davantage sur le mode d’habitat que sur la forme, les proportions et la plastique d’un futur bâtiment. Cependant, la recherche menée cherche à dégager une échelle de bâtiment qui efface cet effet d’empilement. Puisque l’esquisse présentée ne s’appuie pas sur une parcelle d’ores et déjà choisie, la conception théorique permet de s’adapter à des contextes urbains variés.
Le bâtiment présenté est d’une hauteur totale d’environ 60 mètres (dernier plancher desservi 50 mètres) afin d’éviter le classement en Immeuble de Grande Hauteur (IGH). Il s’organise dans un système de double pas qui tend à effacer l’effet de hauteur : deux niveaux de duplex se développent autour d’une cour vitrée en façade (9 mètres par 16 sur une hauteur de 12 mètres), qui fabrique un espace dedans dehors. Le niveau bas accueille un jardin largement planté, tandis que les logements du niveau haut sont desservis par une coursive légère qui permet de profiter du jardin. Ainsi d’étage en étage, la succession de cours plantées fabrique un poumon vert au bâtiment. Deux ascenseurs vitrés prennent place au fond de la cour et procurent la sensation de traverser une série de serres.
Dans un habitat de tour traditionnel, les circulations représentent des dédales intérieurs et sont éclairées artificiellement. De ce fait la sensation de concentration de logements est amplifiée. Ici au contraire, le traitement en double échelle de duplex favorise la singularité et de ce fait une appropriation forte des logements. Les circulations sont ouvertes, aériennes et les paliers sont traités comme des espaces de vie extérieurs. Dans l’esquisse présentée, chaque palier des étages courants dessert des simplex et des duplex ainsi chaque cour organise une vingtaine de logements. Au-delà des 50 mètres, un étage très ouvert dessert deux appartements : un triplex et un duplex de type maisons sur le toit.
Les logements proposent pour la plupart des typologies de duplex et bénéficient d’espaces extérieurs de type loggia traitée en creux. Cependant, la présence de quelques contribue à singulariser davantage chaque logement. L’accès individualisé, la typologie duplex et la loggia concourent à une appropriation des logements proches de la maison individuelle.
L’organisation spatiale des appartements propose un grand séjour, une cuisine et une salle de bains au niveau bas (permettant un espace de vie accessible aux handicapés), deux chambres et une salle de bains au niveau supérieur. La distribution (escalier) et la salle de bains sont éclairées naturellement par des baies hautes sur la cour qui préservent l’intimité. Cela permet à la fois d’éclairer le logement dans une double orientation cour/extérieur, d’assurer une bonne ventilation (vérifier avec M. Thisse) et d’animer les façades sur cour. Afin de renforcer les usages de la loggia, le séjour et la cuisine s’organisent autour d’elle.
L’étude du traitement du rez-de-chaussée est différente des étages courants et présente des scénarios qui peuvent varier selon l’intégration urbaine. Ainsi, un premier scénario serait d’implanter des maisons individuelles au pied de l’immeuble tout en conservant un système de duplex en rez-de-chaussée qui bénéficieraient de véritables jardins. De cette manière, l’échelle du bâtiment est domestiquée grâce à une progression dans les échelles du bâti. Le second scénario s’appuie sur la construction de petits bâtiments collectifs mitoyens reliés par une passerelle à l’immeuble principal. De cette manière, le bâtiment fait partie d’un ensemble et ne représente dans le paysage rien d’autre qu’un immeuble plus haut. Il ne constitue pas un objet isolé puisqu’il est relié au sol par un socle habité qui dessine une élévation progressive.
La volonté de proposer un bâtiment répondant aux principes de Haute Qualité Environnementale (HQE) est prise en compte dès la conception. D’ores et déjà, en terme d’intervention architectural, le bâtiment propose certains avantages : l’exposition au Sud est à privilégiée sur la façade vitrée de la cour qui devient un espace tampon qui conserve la chaleur l’hiver ; tous les logements sont traversants ce qui évite une mono orientation. En particulier, les logements situés au Nord bénéficient d’une double orientation à l’Est ou à l’Ouest; la double orientation cour/extérieur permet également une très bonne ventilation des logements.
L’invention que nous proposons résout la contradiction entre le bonheur d’habiter le ciel qu’offre n’importe quel tour avec le plaisir d’un espace public de proximité.

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Published by Pierre MANSAT - dans Débat "tours à Paris"
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