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Pierre Mansat et les Alternatives

Pierre Mansat et les Alternatives

Sous ce titre style groupe de rock des années 60, se cache un blog consacré aux luttes émancipatrices, à la recherche du forum politico/social pour des alternatives, à la critique du système territorial français et à son évolution possible, aux luttes urbaines et au" Droit à la Ville", au Grand Paris, aux relations Paris/Banlieues; aux enjeux de la métropolisation, .......par Pierre Mansat, délégué général de La Ville en Commun, animateur de l'Association Maurice Audin

> Dans le Parisien : Cécile Duflot:" Je veux faire le Grand Paris des habitants."

En apprenant que vous étiez chargée du Grand , certains, à droite et à gauche, se sont inquiétés, eu égard à vos précédentes positions en tant qu’élue verte. Que leur répondez-vous ?
CÉCILE DUFLOT.
Ils n’ont pas à s’inquiéter. Ma méthode de travail, c’est l’écoute. Un projet aussi important, qui engage la vie de millions d’habitants ne peut se faire sans concertation.

Comment abordez-vous ce dossier du Grand Paris?
Je veux faire le Grand Paris des habitants. Je veux autant répondre aux besoins de la vie quotidienne qu’aux choix d’avenir pour dans vingt-cinq ans. Nous devons faire le Grand Paris d’aujourd’hui tout en préparant celui de demain.

Quels domaines le Grand Paris doit-il couvrir ?
Le Grand Paris est au cœur de l’Egalité des territoires. C’est un projet de transport, mais aussi d’aménagement, de logement, d’emplois, de services publics. Notre projet, c’est le désenclavement et une meilleure distribution des richesses entre les territoires.

En matière de gouvernance, quid de l’avenir de la Société du Grand Paris (SGP), émanation de l’Etat voulue par Nicolas Sarkozy, et qui pilote aujourd’hui le projet de transport du Grand  Paris Express? Survivra-t-elle au changement politique?
Il faut que les choses avancent vite. Pour réussir le projet de transport, il n’est pas utile d’être dans une logique de big bang institutionnel. Ce qu’attendent les citoyens, c’est de l’action, je vais m’y atteler. Pour le reste, avec Marylise Lebranchu, nous ferons une concertation avec les élus concernant les réformes institutionnelles nécessaires.

Que va devenir le projet du Grand Paris Express lui-même? Quelles seront vos priorités dans les semaines qui viennent?
Depuis plusieurs semaines, j’écoute les acteurs du dossier et je vais rencontrer tous les élus concernés avant le 5 juillet, date à laquelle le conseil de surveillance de la Société du Grand Paris doit se réunir. Face aux contraintes financières, il va falloir définir les priorités du projet. Les travaux ne peuvent pas être lancés partout en même temps. Tout le monde le sait, mais personne ne voulait l’assumer jusqu’ici. Il faudra décider sur quel secteur débuteront les travaux, en tenant compte des urgences pour les quartiers relégués et les zones surpeuplées qui attendent beaucoup de ce projet. Plutôt que des effets d’annonce, je préfère des résultats concrets et rapides. Ils devront concerner aussi bien les métros et les RER actuels que le métro automatique de demain. C’est le sens de la politique de transports menée par Frédéric Cuvillier (NDLR : ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche).

Et ensuite…
Mon but, c’est de réconcilier l’ambition de développement économique avec les urgences du quotidien des habitants. La métropole de demain ne peut pas être Dubaï-sur-Seine, sans souci des services publics de proximité. Il y a des fractures sur le territoire, à nous de les réparer.

Un projet qui se cherche encore
En son temps, un certain Charles de Gaulle aurait peut-être eu la tentation de l’appeler « le machin », tant la notion de Grand Paris paraît encore confuse dans l’esprit des habitants d’Ile-de-France et de nombreux élus. Car aujourd’hui, même si ce vaste chantier va conditionner la vie de millions d’habitants dans les prochaines décennies, le Grand Paris reste plus un vœu qu’une réalité : transformer Paris et son agglomération en une métropole. Principale source de confusion, le Grand Paris se décline sur deux niveaux de lecture, un territorial et un institutionnel. Sur l’aspect territorial, personne n’est vraiment d’accord, entre ceux qui défendent une zone resserrée sur Paris et les villes proches, ou Paris et les départements de petite couronne (Hauts-de-Seine, Saint-Seine-Denis et Val-de-Marne); ceux qui poussent jusqu’aux villes nouvelles de grande couronne, comme Marne-la-Vallée ou Evry; ceux qui englobent toute l’Ile-de-France; et même ceux qui évoquent un Grand Paris élargi aux régions mitoyennes. Quant au niveau institutionnel, il comprend, d’une part, Paris Métropole, syndicat intercommunal lancé par le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë, en 2009, regroupant des collectivités de l’ensemble de la région parisienne et n’ayant aujourd’hui qu’un rôle de réflexion, et, d’autre part, la société du Grand Paris, une structure étatique créée par Nicolas Sarkozy, chargée du projet de supermétro interbanlieues, le Grand Paris Express, bouclé en 2025. Le seul projet vraiment concret à ce jour.

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