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Pierre Mansat et les Alternatives

Pierre Mansat et les Alternatives

Sous ce titre style groupe de rock des années 60, se cache un blog consacré aux luttes émancipatrices, à la recherche du forum politico/social pour des alternatives, à la critique du système territorial français et à son évolution possible, aux luttes urbaines et au" Droit à la Ville", au Grand Paris, aux relations Paris/Banlieues; aux enjeux de la métropolisation, .......par Pierre Mansat, délégué général de La Ville en Commun, animateur de l'Association Maurice Audin

> Dans Le Figaro: Grand Paris, Delanoë décline une offre de Sarkozy

Grand Paris : Delanoë décline une offre de Sarkozy

 

Le maire PS de Paris a refusé la présidence de l’Atelier international du Grand Paris.

 

 Sophie de Ravinel

GRAND PARISL’Élysée le lui a proposé. Le maire PS de Paris a refusé. Bertrand Delanoë n’a pas

voulu de la présidence de l’Atelier international du Grand Paris, que Nicolas Sarkozy a voulu lui confier.

Déception. L’idée, c’était de trouver une sorte d’équilibre politique entre cet Atelier dont le conseil

scientifique est constitué de dix équipes d’architectes qui ont travaillé sur le Grand Paris, et la Société du

Grand Paris dont la présidence du conseil de surveillance est revenue mercredi au député maire (Nouveau

Centre) d’Issy-Ies-Moulineaux, André Santini . Un autre équilibre aurait été trouvé, entre l’État et les collectivités territoriales cette fois, puisque Santini a été élu par une assemblée composée

majoritairement de hauts fonctionnaires, au grand agacement des élus de gauche franciliens, membres du conseil de surveillance. Dans l’entourage de Bertrand Delanoë, on récuse ces calculs. « Pas

question de donner l’impression qu’i! s’agit d’un partage politique des postes. Ce serait un signal déplorable et vraiment pas la meilleure manière d’avancer dans ce dossier. »Un dossier d’urbanisme et

d’architecture sur lequel la mairie est très impliquée depuis le lancement

par le chef de l’État, en 2008, de la consultation des dix équipes d’architectes.

Le transport en priorité

Si Delanoë a refusé, c’est d’abord pour envoyer un message clair à l’État: «La priorité, c’est le

transport et son financement.» Le transport, c’est à la fois la double boucle de métro de l’ancien ministre

Christian Blanc - dont se charge légalement la Société du Grand Paris

 et le projet concurrent de la région socialiste, Arc Express. Or, si Christian Blanc, lors du débat

parlementaire, a soutenu qu’il y aurait une dotation initiale en capital de 4 milliards d’euros - pour un chantier

évalué au total à 21 milliards d’euros au moins -, le montant de cette dotation a disparu du dernier dossier

à destination de la commission du débat public, qui lance ses travaux le 1 octobre, en même temps que ceux

sur Arc Express. Lors d’une réunion interministérielle, vendredi dernier, Bercy aurait obtenu

la suppression du montant chiffré. « Cette double boucle est un château de cartes construit sur du sable »,

indique-t-on à l’Hôtel de ville. « Ces 4 milliards étaient un élément fort de crédibilité du projet Blanc. Leur

disparition est inquiétante. L’État n’a pas les moyens pour ce chantier auquel i! ne croit pas. »

Mais le refus du maire de Paris pourrait aussi être plus prosaïquement politique. « À dix-huit

mois de la présidentielle et vu l’ambiance, on peut comprendre sa défiance face aux propositions qui

viennent de l’Élysée », indique le député ex-PCF de Seine-Saint-Denis, Patrick Braouezec. Il fut lui-même

proche de Christian Blanc comme président de la communauté d’agglomération Plaine Commune sur

laquelle poussent de nombreux projets «Grand Paris ». Un des dix architectes, Antoine Grumbach,

« regrette» le refus de Bertrand Delanoë, qui a «le sens de l’organisation d’un très grand

territoire ». « Il manque une gouvernance politique à cet Atelier pour en faire une véritable plateforme

de débats entre architectes et décideurs », note pour sa part le benjamin des dix, Djamel Klouche.

Le refus de Bertrand Delanoë «ne veut pas dire qu’i! se désengage », nuance-t-on cependant, alors que le

directeur de l’AIGP, Bertrand Lemoine, « espère» trouver un accord «d’ici au 1 octobre» avec

Paris, la Région, l’Association des maires d’Ile-de-France et Paris Métropole pour qu’ils intègrent le

conseil d’administration et que l’AIGP «soit consultée sur la mobilité en Ile-de-France sous sa

forme définitive, lors du débat public ». La question de la présidence du conseil d’administration reste entière.

 

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