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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 17:03

PARIS, 19 déc 2014 (AFP) - Patrick Devedjian (UMP), député et président du Conseil général des Hauts-de-Seine, a été élu vendredi à l'unanimité président du syndicat mixte de Paris Métropole, prenant ainsi en charge la mise en place de la Métropole du Grand Paris au 1er janvier 2016, a-t-on appris auprès d'élus de tous bords.
En vertu de l'alternance entre les formations politiques, M. Devedjian succède à Daniel Guiraud (PS), maire des Lilas (Seine-Saint-Denis), qui devient vice-président.
Toutes les forces politiques (UDI, PCF, EELV, outre l'UMP et le PS) étant tombées d'accord sur le nom du président et la composition du bureau, le vote a eu lieu à main levée. Lors d'une primaire interne à l'UMP, Patrick Devedjian avait été préféré à Patrick Ollier, maire de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).
En tant que président de ce syndicat mixte, M. Devedjian coprésidera avec le préfet de région la Mission de Préfiguration qui doit préparer la naissance officielle d'ici un an du Grand Paris, qui s'occupera d'abord, en vertu de la loi, de l'aménagement urbain, du développement durable et du logement.
Toutefois, dans un long entretien au Journal du Grand Paris publiée vendredi, l'élu UMP se dit hostile à ce que le logement relève de la compétence de la métropole. "Le logement constitue une compétence de proximité, parce que la centralisation de la question du logement a abouti à un échec lourd dans les années 1960 à 1970".
Le renouvellement consensuel des instances dirigeantes de Paris reflète, selon M. Devedjian, "l'accord sur l'essentiel" qui s'est dégagé ces derniers mois sur l'architecture institutionnelle du Grand Paris, longtemps pomme de discorde au sein même des familles politiques de la région.
En octobre, les élus avaient demandé, par une résolution votée à 94%, que "les territoires" composant le Grand Paris (300.000 habitants chacun au minimum) aient une existence juridique, avec un statut, et conservent une fiscalité propre, comme les intercommunalités qu'elles doivent remplacer.
Le 5 décembre, Manuel Valls avait donné son accord à ce schéma, qui modifie le caractère très intégré de la Métropole du Grand Paris telle qu'elle a été créée par la loi (dite Maptam) sur les métropoles de janvier 2014, au profit d'une métropole "raisonnablement intégrée" selon la formule de la maire de Paris Anne Hidalgo.
"Ce qui est raisonnable, c'est que chaque compétence soit exercée au niveau le plus adéquat. Le citoyen demande ça", a repris M. Devedjian.
Un amendement gouvernemental, reprenant ces modifications, doit être déposé au parlement le 10 janvier, selon les élus.
Ceux-ci ne sont toutefois pas totalement rassérénés, la ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu, ayant tenu devant le sénat ces jours derniers des propos "pas identiques" à ceux de Manuel Valls le 5 décembre, d'après M. Guiraud.
tma/glr/vdr/phc

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