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  • : blog consacré au Grand Paris, à Paris Métropole aux relations Paris / Banlieues par Pierre Mansat
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24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 17:02

Marina Petrella, ancienne militante italienne d'extrême gauche, vient d'être placée sous écrou extraditionnel pour actes terroristes et risque d'être renvoyée en Italie pour purger une peine de prison à perpétuité.

Marina avait été condamnée en 1992 par les tribunaux italiens pour des faits datant de 1985.

Elle s'était réfugiée en France sous couvert de la promesse du Président de la République François Mitterrand qui avait offert aux réfugiés italiens des « années de plomb » une terre d'accueil contre leur renoncement à la lutte armée. Pour eux c?était une deuxième chance, beaucoup l'ont saisie, confiants dans la parole de la France.

Marina arrivée en France avec sa petite fille née en prison, s'est ainsi reconstruit une vie. Elle travaille comme assistante sociale, estimée de tous. Elle est dispose d'un titre de séjour en règle, elle a un compagnon, une petite fille de 9 ans. Depuis l'affaire Cesare Battisti, elle vit dans la peur, comme d'autres de ses compatriotes réfugiés. Aujourd'hui, un piège lui a été tendu dans un commissariat et sa vie, celle de sa famille, peut basculer dans le drame, 30 ans après les faits qui lui sont reprochés. La France doit respecter la parole donnée. Marina Petrella doit être immédiatement libérée et les poursuites et menaces contre les réfugiés italiens qui ont ainsi respecté leur parole et mènent leur vie en France doivent cesser.

Pierre Mansat

Signez la pétition sur le site Bellaciao: http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=51798#sp51798 

Un article de Sophie Bounio dans l"Humanité du vendredi 24      & le tract du comité de soutien
Arrestation de Marina Petrella, une volonté politique ?                                                                         Plusieurs faits troublants mettent à mal la thèse officielle du hasard dans l’interpellation de l’ex-activiste italienne. Guet-apens ou infortune aux conséquences dramatiques ? La question mérite d’être posée au lendemain de l’arrestation de Marina Petrella, ex-membre des Brigades rouges. Convoquée au commissariat d’Argenteuil pour une vague histoire d’accident impliquant un véhicule ne lui appartenant plus, celle qui a déjà passé huit ans dans les geôles italiennes a depuis été incarcérée « sous écrou extraditionnel » à la maison d’arrêt de Versailles (lire notre édition d’hier). Difficile d’imaginer que les forces de l’ordre ignoraient le profil de la future auditionnée. Un simple clic de vérification sur leurs fichiers informatisés, comme le veut la procédure, leur a vraisemblablement suffit pour trouver que Marina Petrella était fichée avec une demande d’arrestation immédiate. De plus, les services de renseignements français n’ont jamais perdu la trace de celle qui - au côté de onze autres ex-activistes - figure sur la liste négociée entre la France et l’Italie en 2002, concernant les réfugiés à extrader en priorité. La réaction quasi immédiate de Romano Prodi, suite à l’interpellation de Marina Petrella, met également à mal la thèse officielle du simple hasard. Le président du Conseil italien n’a-t-il pas remercié le gouvernement français et les « hommes de l’antiterrorisme français qui ont mené cette opération importante » ? « Quand je suis arrivé en France en 1982, je ne prenais pas au sérieux les mises en garde de nos soutiens français qui répétaient que les coups tordus se faisaient après le 15 août, témoigne l’ancien activiste Oreste Scalzone, animateur du comité de soutien à Marina Petrella (1). Depuis, l’histoire m’a donné tort. J’ai moi-même été arrêté fin août, tout comme Paolo Persichetti (extradé il y a cinq ans, jour pour jour) ou d’autres qui, eux, ont été relâchés. Sans verser dans la paranoïa et voir des complots partout, difficile de croire à une simple coïncidence. » Quid de l’avenir judiciaire de Marina Petrella qui a fêté, hier, ses cinquante-quatre ans derrière les barreaux ? Son avocate, Irène Terrel, confirme que sa cliente « va s’opposer à son extradition ». Le conseil entend, dans les jours à venir, faire une demande de mise en liberté. Si elle était rejetée, sa cliente devra attendre entre vingt et trente jours la décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles, chargée de juger de la validité des documents extraditionnels envoyés par les autorités transalpines. En cas d’avis favorable, la procédure d’extradition pourra être contestée devant la Cour de cassation. Si la haute autorité confirmait le renvoi en Italie, le premier ministre signera un décret d’extradition qui pourra être attaqué devant le Conseil d’État et, plus symboliquement, face à la Cour européenne des droits de l’homme. Le bras de fer judiciaire ne fait que commencer. (1) Une réunion publique se tiendra aujourd’hui à 18 heures au CICP, 21 ter, rue Voltaire à Paris.               Sophie Bounio

 le tract

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/07/70/tractmarina.pdf

 

HISTOIRE DE MARINA PETRELLA ,

Mardi 21 aout t 2007, dans I'après-midi; à Argenteuil (Vald'Oise). Notre amie. Marina Petrella est convoquée, cela la surprend, pour des formalités aclministrativesconcernant une-voitureqltelle a vendu ily a plus d'un an. Elle s'y rend avec son mari et leur fillede dix ans. Ces formalités sont vite réglées. Ladémarche esrvite-reglée, pourtant les .fonctionnalrescontir. lUentde la questiGnner, cherchant à gagner -du-temps. La fillette est fatiguée, le-mari sort avec elle du commissariat, Marina restant seule avec les policiers.Après plus d'une- heure d'attente  l'enfant angoissée et l'homme inquiet y retournent juste à temps pour voir, efffrayés,--Marina:être menottée et emmenée par des policiers qui l'empêcbenrt de leur parler

Quiest cette femme brutalement arrachée à sa vie ? Marina Petrellaest italienne.Elle vit en France depuis 1993 et est titulaire depuis 1998 d'une carte de séjour de dix ans délivrée par la préfecturede police de Paris. Au cours de toutes ces années, elle s'est investiedans son métier d'assistante socialeauprès de plusieursmairieset associationsde la régionparisienne.Mèred'une filled éjà, ellea eu une autre fille qui était présente à son arrestation.Mais,ily a trente ans, en Italie,elle a participé à ce largemouvementde révolte anti-capitalistqeuia vudes dizainesde millier dej eunesmilitantis italiens s'engager politiquemenett, dont la révoltea souvent été jusqu'aux armes. Poursuivis par unejusticed'exception, parfois après des années de prison,plusieurs centaines d'entre eux se sont réfugiés en France où le Président de la République affirmait le refus de toute extradition politique . Alors que la nécessaire amnistie pour les délits commisdans les années 60 et 70 est refusée par l'Etat italien,cette politiquea été maintenue sans interruption vingtans durant et dans des contextespolitiquesdivers,se posant ainsien principe de fait de la Républiquefrançaise.  Pourtant ce principe a été bafoué une premièrefois en aout 2002,quand Paolo Persichettia été remis aux autorités italiennes puisdeux ans plustard, avec la tentative d'extraditionde Cesare Battisti.  AuJourd'hui, c'est au tour de Marina d'être incarcérée, elle est menacée d'etre livrée à un Etat Italien qui ne connaît que la loi du talion : Marina risque la réclusion à perpétuité pour des faits datant de plus de 30 ans 1 Qu'en est-il alors de l'état réel du droit de ces Italiens? Sont-Ils condamnés à continuer de subir en France cette décimation annoncée? Certes l'Ëtat italien, droite et gauche confondues, société politique et ordre judiciaire, tenants d'une idéologie de la solution pénale aux conflitssociaux et politiques,dégainent à l'unisson une implacablevolonté de justice comprise comme vengeance infinie.

 Le comble c'est que partout dans le monde,du Rwanda aux territoiresoccupés, en passant par l'Irlande, les vertus de l'oubliet du renoncement à la vengeance sont préchées par ces mêmes gens aux fins de la réconciliation et de la paix. Et ce non sans ignorer qu'il existe, de part et d'autre de tout conflit,les-famillesdes victimes, des mères, des fils pour qui « Ce serait comme si l'on tuait les nôtres une seconde fois  ». En revanche,dans le cas de cette poignée de gens réfugiésen France,' ilsconsidèrentque le temps est comme arrêté, que le crime est imprescriptible.Le choix de ces militants, cette violencequi s'est appelée révolutionnaireet que l'Etat Italienà combattue en son temps (6000 prisonniers politiques, dont Marina qui a passée 8 ans en prison), constitue le mal absolu, l'inconcevable qui doit être traqué à travers le temps et l'espace jusqu'à rattraper à 30 ans d'intervalle une femme et sa famille un jour d' aout au commissariat d'Argenteuil.  La machine à punir obsessionnelleet aveugle des Etats italienset français croit pouvoirtranquillement broyer la Vie de Marina.C'est compter sans notre acharnement à enrayer sa mécanique perverse.

Reunion d'Information et de 'discussion afin de continuer la mobilisation vendredi 7 septembre à 18 h au CICP 21ter rue Voltaire métro rue des Boulets

 Commençons par éclairer la 'cellule de Marina de notre solidarité, innondons là de nos cartes postales : Marina Petrella, numero d'écrou 9612 Maison d'Arret de Versailles, 28 av de Paris - 78000 Versailles

contact marlna@lnternetdown.org

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Published by Pierre MANSAT - dans Mes combats
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