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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 22:13
« Nicolas Sarkozy appelle à une révolution des institutions de la métropole » JB. Forray | 03/03/2010 | Publié dans : La Gazette des Communes
Philippe Dallier, sénateur-maire (UMP) des Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) se réjouit que, désormais, le chef de l’Etat prenne le Grand Londres comme modèle de gouvernance. Pour ce partisan de la fusion des quatre départements de Paris et de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), « les lignes vont bouger après les régionales ».
 Interview
Que retenez-vous de l’entretien de Nicolas Sarkozy publié le 2 mars dans la revue « Architecture d’aujourd’hui » ?
Le Président de la République traite bien évidemment d’architecture et d’urbanisme dans l’espace du Grand Paris, mais aussi, et j’aurais envie d’ajouter, surtout, de gouvernance institutionnelle. Alors que le 29 avril 2009, à la Cité de l’architecture et du patrimoine, Nicolas Sarkozy avait en une phrase – la dernière de son discours – douché les partisans d’une évolution forte et renvoyé à ses successeurs le soin de traiter du sujet, il relance aujourd’hui le débat sur la gouvernance. Il était temps. Comment expliquez-vous ce blocage ? Depuis près d’un an, la droite et la gauche se regardaient en chiens de faïence. Le syndicat Paris Métropole avait bien été porté sur les fonds baptismaux, mais les élus de la majorité, dans leur plus grande partie, avaient choisi d’attendre. Nous venons par ailleurs de vivre au Parlement une chose bien étrange. Lors du vote du texte sur les collectivités locales, nous avons parlé de tout sauf de l’Ile-de-France et du Grand Paris, qui n’étaient pas à l’ordre du jour. Tout un après-midi durant, au Sénat, nous avons débattu du statut des futures métropoles qui n’existeront qu’en province. Rien sur notre ville-monde ! Rien sur le Grand Paris ! Combien de temps encore cela pouvait-il durer, sans que nous tombions définitivement dans le ridicule ? Mais en quoi Nicolas Sarkozy, qui a beaucoup oscillé sur les institutions, relance-t-il le débat ? Le Président de la République bouscule le conformisme ambiant. Il choisit de forcer le cours des choses. Pour cela, il consacre le syndicat Paris Métropole comme précurseur possible d’une future assemblée territoriale du Grand Paris. Nicolas Sarkozy invite ainsi, sans ambages, les élus de la majorité à franchir le Rubicon. Il va plus loin encore pour l’avenir en faisant explicitement référence au Grand Londres ou à New York, et en appelant, sous 10 ans, à une révolution des institutions. Sous cette impulsion nouvelle, gageons qu’après les régionales, les lignes vont bouger. Je ne peux que m’en réjouir, mais jusqu’où irons- nous ? Le chef de l’Etat ne passe-t-il pas à la trappe la question sociale ? Au contraire ! Nicolas Sarkozy cherche manifestement à faire taire les critiques sur la vision trop réductrice du bien mal intitulé projet de loi sur le Grand Paris. Il réaffirme que l’intégration des banlieues à notre métropole est un enjeu majeur qui passera nécessairement par une redistribution des richesses. Quelles doivent être les priorités à cet égard ? C’est avant l’été prochain qu’il faut réinventer un mécanisme de solidarité financière entre communes, qui viendra se substituer au Fonds de solidarité de la région Ile-de-France (FSRIF), vidé de sa substance par la réforme de la taxe professionnelle. Les difficultés réelles que connaissent les départements, dans leur quasi-totalité, pour financer les politiques sociales appellent également une nouvelle approche, plus globale de la répartition des compétences et des richesses. Enfin, si nous voulons atteindre l’objectif de 70 000 nouveaux logements par an en Ile-de-France et principalement dans la zone dense, il y a urgence à revoir la gouvernance, aussi bien que les moyens de cette politique. Tout nous pousse donc à repenser notre modèle institutionnel, y compris, et peut-être avant tout, la période de difficultés accrues, aussi bien pour les finances de l’Etat que pour celles des collectivités locales. Pourquoi, dans ces conditions, attendre encore 10 ans ? Comment, dans ces conditions, attendre 10 ans ? Quel rôle, dans cette période intermédiaire, pour le syndicat Paris Métropole et pour l’Atelier international du Grand Paris dont le conseil d’administration est composé de représentants du Gouvernement et d’élus et dont le conseil scientifique intègre des représentants des dix équipes d’architectes ? Qui décidera ? Qui paiera ? Les mêmes questions de gouvernance reviennent sans cesse… Un consensus sur le Grand Paris paraît bien difficile si on en juge par les réactions à cette interview … La période pré-électorale que nous vivons n’était certainement pas propice à ce que les uns et les autres fassent les concessions nécessaires pour avancer sur un sujet aussi délicat. Les communiqués du président de la région et du maire de Paris témoignent assez de cette difficulté de calendrier, c’est vrai. Mais dès le 22 mars au matin, lendemain du second tour des régionales, il faut, droite et gauche, que nous avancions sur ces sujets et je forme des vœux pour que chacun mesure la responsabilité qui est collectivement la nôtre.

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