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Pierre Mansat et les Alternatives

Pierre Mansat et les Alternatives

Sous ce titre style groupe de rock des années 60, se cache un blog consacré aux luttes émancipatrices, à la recherche du forum politico/social pour des alternatives, à la critique du système territorial français et à son évolution possible, aux luttes urbaines et au" Droit à la Ville", au Grand Paris, aux relations Paris/Banlieues; aux enjeux de la métropolisation, .......par Pierre Mansat, délégué général de La Ville en Commun, animateur de l'Association Maurice Audin

La formidable série du Monde sur Alain Delon/ Monsieur Klein

« Monsieur Klein », un double ambigu

Par Samuel Blumenfeld

Récit
Réservé à nos abonnés
Publié le 27 Juillet 2018
 

Delon en six films cultes (6/6). A la fois acteur et producteur, Alain Delon s’implique totalement, en 1976, dans le rôle d’un marchand d’art, pris pour un juif et déporté après la rafle du Vél d’Hiv.

 

« Jouer Klein, un rôle de Monsieur ­Dupont, avec son chapeau feutre et sa gueule de con… Vous connaissez ­quelqu’un d’autre pour faire ça ? », déclare Alain Delon à la revue ­Cinématographe, en 1994, dix-huit ans après la sortie de Monsieur Klein, de Joseph Losey.

Oui, il peut y avoir d’autres acteurs. Mais ce qui est sûr, c’est que ce profil d’un marchand d’art sous l’Occupation achetant à vil prix les tableaux de Français juifs aux abois – l’anti-héros par excellence – colle parfaitement à ce comédien atypique et ­imprévisible. Qui aime se décider dans l’instant.

Lorsque le producteur Norbert Saada lui apporte le matin un scénario signé par le réalisateur de Z et de L’Aveu, Costa-Gavras, et Franco Solinas, qui a écrit celui de La Bataille d’Alger (1966), de Gillo Pontecorvo, un film ­interdit en France et qui devra attendre cinq ans avant sa sortie en salle, Delon donne son assentiment le soir même. Avec enthousiasme.

La rafle de 13 000 juifs, voulue par les ­Allemands mais organisée par le régime de Vichy, arrêtés les 16 et 17 juillet 1942, dont plus de la moitié seront emmenés au ­Vélodrome d’Hiver, dans le 15earrondissement de Paris, puis déportés vers les camps d’extermination nazis, reste, comme l’explique Delon, un sujet brûlant, « qui faisait peur à tout le monde ». Mais le sujet n’entame en rien sa témérité : « Ce film, je devais le faire », déclare-t-il auMonde en 2003.

Il tient tant à s’impliquer qu’il endosse, en plus de celle de vedette, la casquette de ­ coproducteur. Sa décision est impérative, dictée par une responsabilité. Cela n’a rien de surprenant pour un acteur qui a ­autrefois abordé, avec la même urgence, la question de la guerre d’Algérie dans ­L’Insoumis (1964), d’Alain Cavalier, puis dans Les Centurions (1966), de Mark Robson.

« Alain connaissait l’épisode du ­Vélodrome d’Hiver,insiste ­Norbert Saada. Il est né en 1935, il n’a pas feint la surprise. Il avait 7 ans en 1942, le fait qu’il ait été contemporain de cet événement l’avait frappé. Il était au courant de ce qui se passait, des horreurs commises. Il ne découvrait rien. Après avoir lu le scénario, il ne m’a posé aucune question là-dessus. Il savait. »

A rebours du discours dominant sur une France résistante

C’est un autre comédien, et pas n’importe lequel, qui, à l’origine, doit incarner ­Monsieur Klein : Jean-Paul Belmondo. Sous la direction alors de Costa-Gavras. Ce dernier commence, en 1973, avec Franco Solinas, l’écriture d’un film sur la rafle du Vélodrome d’hiver.

Ce tabou, bien réel, d’un gouvernement français qui a assassiné une partie de sa population, car juive, devient une question centrale en France à partir du début des années 1970. Le Chagrin et la Pitié, en 1969, avec sa réception controversée et son impact considérable, est passé par là. Le documentaire de Marcel Ophuls met en avant, à travers la chronique d’une ville française, Clermont-Ferrand, entre 1940 et 1944, des comportements quotidiens pour le moins ambigus, voire de franche collaboration avec l’occupant allemand – à rebours du discours dominant sur une France résistante.

La publication en 1972, aux Etats-Unis, de l’ouvrage fondateur de l’Américain Robert O. Paxton, La France de Vichy, 1940-1944, traduit en France l’année suivante, qui met en avant le rôle central du gouvernement de ­Pétain dans la déportation des juifs, signifie qu’un passé douloureux remonte à la surface. Costa-Gavras et Solinas travaillent d’ailleurs en partie à partir de cet ouvrage. Le tandem cherche un angle lui permettant de raconter le passé vichyste de la France.

Un témoignage du Chagrin et la Pitié frappe Gavras. Un commerçant du nom de Marius Klein fait publier, dans les années 1940, une annonce dans un journal local afin de faire savoir que son nom n’est pas juif. A partir de cette simple histoire, Gavras et ­Solinas trouvent le fil rouge de leur scénario autour de la question de l’identité. Qui est juif ? Qui ne l’est pas ? Qui est susceptible d’être déporté ou pas ? Que faire si un nom ne permet pas de trancher avec certitude ? Klein peut être le nom d’un juif ou d’un ­chrétien. Jean-Paul Belmondo incarnera ­ celui qui, selon l’expression de Gavras, ­ « allait être pris au piège de son nom ».

Un exemple d’inhumanité

Pour des raisons complexes liées, selon ­Costa-Gavras, aux conditions financières extravagantes réclamées par Robert Kuperberg et Jean-Pierre Labrande, à l’origine les deux producteurs deMonsieur Klein, Jean-Paul Belmondo, furieux et blessé, se retire.

Le projet atterrit en 1975 entre les mains de Delon, qui propose naturellement à Costa-Gavras de le mettre en scène. Mais ce dernier, qui a pensé et écrit ce film pour Belmondo, concevant pour lui certaines scènes, préfère se ­retirer, au point d’enlever son nom du ­générique. Un geste compris par Delon.

L’acteur a alors l’idée, brillante, de proposerMonsieur Klein à Joseph Losey. Il le ­connaît, a travaillé avec lui sur L’Assassinat de Trotsky(1972), où l’acteur incarne l’assassin du révolutionnaire russe. Losey fait partie de ses maîtres, en compagnie de René Clément, Visconti et Melville, sous l’autorité desquels l’acteur pense laisser une trace dans l’histoire.

Au début des années 1950, le réalisateur américain fuit les Etats-Unis et le maccarthysme pour échapper à la liste noire. Il s’installe en Angleterre où il tourne au long des années 1960 quelques chefs-d’œuvre parmi les plus achevés de la décennie – The Servant, Accident, Cérémonie secrète.

Ce marchand d’art, Robert Klein, contraint pour survivre de justifier sa véritable identité, se trouve en phase avec plusieurs grands rôles de l’acteur. Delon est si souvent double à l’écran...

Losey trouve dans le scénario de Franco ­Solinas des résonances intimes. La période de l’Occupation symbolise à ses yeux la monstrueuse indifférence de l’homme pour d’autres individus, un exemple d’inhumanité, sur lequel il se documente de manière obsessionnelle, dans le but d’en acquérir une compréhension intime.

Losey s’appuie pour cela sur l’expérience personnelle de ­plusieurs membres de la future équipe de Monsieur Klein : Alexandre Trauner, un juif hongrois qui a clandestinement conçu les décors des Enfants du paradis (1945), de ­Marcel Carné ; la responsable du casting, Margot Capelier, qui a perdu plusieurs membres de sa famille dans les camps ; Claude Lyon, directeur de laboratoire à LTC, dont la mère est morte en déportation.

Alain Delon.

Alain Delon. LIRA - NOVA / PROD DB

En outre, ce profil d’un citoyen pris pour un autre, qui a confiance dans son gouvernement et les institutions de la France, dont la famille « est française et catholique depuis Louis XIV », cet individu confondu avec un homonyme juif, trouve chez Losey un écho avec le maccarthysme où, parfois, des individus portant juste les prénom et nom d’une autre personne figurant sur la liste noire se trouvent privés de leur travail.

Franco Solinas a été membre du Parti ­communiste italien. Losey avait rejoint le Parti communiste américain dans les ­années 1940 – un choix qui scelle son sort dans son pays natal. Alain Delon, dont les opinions politiques penchent à droite, est loin de cette sphère. Seul le critère artistique importe à ses yeux. Et c’est lui, avec la double casquette de vedette et de coproducteur, qui permet à cet alliage improbable mais si ­probant – un scénariste italien, un metteur en scène américain, une star française – de concevoir le plus grand film jamais réalisé sur la France de Vichy.

L’acteur, révélé dix-sept ans plus tôt avec « Plein Soleil », dans la lumière éclatante de la côte amalfitaine, croise, cette fois, le soleil noir de la déportation

Lorsque Monsieur Klein est annoncé, le film arrive en fin de comète sur la période de l’Occupation. Dans la foulée du Chagrin et la Pitié sortent sur les écrans Lacombe Lucien (1974), de Louis Malle, d’après un scénario de Patrick Modiano ; Les Guichets du Louvre (1974), de Michel Mitrani, sur la rafle de juillet 1942 déjà ; Section spéciale (1975), de Costa-Gavras. Mais, loin d’arriver en retard,Monsieur Klein surplombe cet ensemble et le domine.

Joseph Losey est si frappé par le discours du président de la République Valéry Giscard d’Estaing prononcé le 18 juin 1975 à ­Auschwitz qu’il lui écrit pour lui demander l’autorisation d’utiliser dans son film le ­passage relatif à la rafle du Vél’d’Hiv. Le chef de l’Etat évoque une tache noire dans l’histoire de France qui ne peut se dissiper tant elle traverse les histoires individuelles : « Nous les avons vus partir ; je les ai vus partir. Le matin du 16 juillet 1942, nous avons été réveillés par le bruit inhabituel des autobus parcourant avant le lever du jour les avenues de Paris. On y apercevait des silhouettes sombres, avec leurs manteaux et de petites valises. Quelques heures plus tard, on apprenait qu’il s’agissait de juifs qui avaient été arrêtés à l’aube et qu’on rassemblait au Vélodrome d’Hiver. J’avais observé qu’il y avait parmi eux des enfants de notre âge, serrés et immobiles, le regard écrasé sur la vitre, pendant la traversée de cette ville glacée, à l’heure faite pour la douceur du sommeil. Je pense à leurs yeux noirs et cernés, qui sont devenus des milliers d’étoiles dans la nuit. »

L’occupant nazi reste invisible à l’écran

Giscard donne son accord à Losey, mais ce dernier, sur l’insistance de Franco Solinas, abandonne l’idée. Sans doute pour cette raison : à l’instar de son prédécesseur à l’Elysée, Georges Pompidou ou, de son successeur, François Mitterrand, Giscard ne souligne ­jamais la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des juifs – Jacques Chirac sera le premier chef d’Etat à le faire.

Dans Monsieur Klein, au contraire, l’occupant nazi reste invisible à l’écran, entièrement occupé par la police et l’administration de Vichy. Car la rafle du Vél’ d’Hiv est une histoire française. Une histoire aussi sans image. Il n’existe comme document visuel qu’une seule photographie de l’événement.

Cette rafle, effectuée à huis clos, à l’aube, ­profitant du calme de l’été, s’est efforcée de ne laisser aucune trace. Même le vélodrome est détruit en 1959, obligeant l’équipe du tournage à tourner la scène au vélodrome Jacques-Anquetil, à Vincennes. Ainsi, ­Monsieur Klein reconstitue ce qui a été ­effacé.

Une cohérence d’un film à l’autre

« L’idée de jouer quelqu’un qui découvre qu’il a des origines juives me séduisait beaucoup, dit Delon. Je trouvais l’évolution du personnage très forte. » Ce marchand d’art, Robert Klein, contraint pour survivre de justifier sa véritable identité, se trouve en phase avec plusieurs grands rôles de l’acteur.

Delon est si souvent double à l’écran… Dans Plein soleil (1959), de René Clément, il tue son ami pour endosser son identité. Avec La Tulipe noire (1964), de ­Christian-Jaque, il fait face à un frère jumeau, ou dans William Wilson, le segment ­d’Histoires extraordinaires (1968), adapté d’une nouvelle d’Edgar Poe et réalisé par Louis Malle, Delon est confronté à son ­ double. Il y a surtout ses rôles chez Melville, dans Le Samouraï et Le Cercle rouge, et chez Visconti, avec Le Guépard, déjà abordés dans cette série, où l’acteur croise systématiquement un miroir, contemplant son propre ­reflet, dans le vertige d’une identité toujours plus indiscernable.

Avec Monsieur Klein, Delon se lance à la poursuite de son ombre, d’abord pour la confondre, ensuite pour l’accompagner dans son destin funeste. Au point de rejoindre son double dans un train de déportation. Le dialoguiste Pascal Jardin notait, au sujet de Delon : « Tous les personnages qui cohabitent en lui s’entendent mal entre eux. »

Pour cet acteur qui bâtit sa carrière en stratège, et aussi en auteur, dressant une cohérence d’un film à l’autre, pour dessiner son autoportrait, Monsieur Klein devient ce film ­impossible à refuser. Il confronte Delon à l’urgence de l’histoire, et à sa propre histoire, en posant toujours la même question : qui suis-je ?

Lorsque Delon/Klein achète pour une somme dérisoire auprès d’un juif une toile d’Adriaen van Ostade représentant le ­portrait d’un gentilhomme hollandais ­raccompagnant son vendeur à la porte, il s’arrête devant un miroir accroché dans le vestibule et y contemple son visage livide, défait. Il se demande pour la première fois qui est Robert Klein.

Plus tard, au moment de quitter La Coupole, il est confronté au même reflet, dans la vitrine du restaurant où il dîne avec ses amis et sa maîtresse. Michael Lonsdale, qui incarne son avocat, chargé de trouver les extraits de naissance de ses grands-parents afin de prouver que son client n’est pas juif, se souvient de l’insistance de Delon pour filmer ce reflet. Delon dit : « Non, la caméra, là, ce n’est pas mon bon profil, il faut la mettre là, parce qu’il y a un reflet dans la glace. » Losey lui répond : « C’est moi le metteur en scène. » Et Delon : « Oui, mais moi je suis le producteur. » « Delon, ajoute Lonsdale, était avec son garde du corps et ses chiens. J’ai voulu caresser le chien. Delon m’a répondu :“Touche pas, il mord.” »

« Ce personnage est très complexe, Alain l’est aussi  »

En 2014, Delon confie au Figaro, à l’occasion de la ressortie sur les écrans de ­Monsieur Klein, une photo de tournage. ­L’acteur est assis, avec le manteau de cachemire beige qu’il porte la plupart du temps dans le film. Son père, à côté de lui, l’observe, fasciné par les multiples personnalités de son fils.

Delon semble ailleurs, comme happé par le personnage qu’il incarne. La photo est affichée dans le bureau de l’acteur. C’est l’une des rares dont il ne se sépare jamais. A la veille d’être englouti dans la rafle du Vél’ d’Hiv, Monsieur Klein contemple une dernière fois la toile d’Adriaen van Ostade, représentant ce gentilhomme qui pourrait être son père.

« Il est difficile de dire qu’il y a beaucoup d’Alain dans le personnage, puisque celui-ci n’est pas très plaisant, et je ne veux pas du tout dire cela, confie Joseph Losey à Michel Ciment dans un livre d’entretiens. Mais ce personnage est très complexe, et Alain l’est lui aussi – c’est mon avis, qu’il ne partage peut-être pas – une personnalité assez autodestructrice et à la recherche de sa propre identité. Tous les aspects de sa vie sont d’une grande complexité et souvent contradictoires. Par exemple, c’est un acteur très coopératif, mais il y eut deux ou trois jours où il ne l’a pas été. Un jour, je lui dis :“Qu’est-ce qui ne va pas Alain ? – Rien.”J’insistai, et il me répondit : “Oh ! Je me trouve merdique, et tout le monde est merdique, sauf vous, évidemment ! – Que voulez-vous dire ? – Il y a des jours où je me trouve merdique, où je trouve le monde entier merdique, et tous les gens, et le cinéma, et je n’aime pas ce décor, et rien de tout cela ne me plaît.” »

« Il est une tragédie »

Sur le tournage, Joseph Losey fait donc face à un Delon coopératif et complexe. Le réalisateur américain écrit à son épouse, Patricia ­Losey, à la date du 22 janvier 1976 : « Hier fut une de mes pires journées professionnelles, bien que le travail en fin de compte se soit avéré bon. Comportement de la part d’Alain qui nous a retardés de pratiquement une demi-journée et a failli arrêter le film. Je n’ai pas la moindre idée du pourquoi, sauf, peut-être, son ego.(…) Au cas où tu t’inquiéterais à propos de ce que je t’ai dit plus haut concernant Alain, il se comporte parfaitement bien avec moi, est plutôt un homme brisé et triste. Il est une tragédie. »

Monsieur Klein est présenté en compétition au Festival de Cannes en 1976, l’année où Taxi Driver,de Martin Scorsese, remporte la Palme d’or. Delon n’effectue pas le déplacement sur la Croisette pour un film qu’il n’a pas encore vu. Costa-Gavras, qui fait partie du jury présidé par Tennessee Williams, bataille pour que Delon obtienne le prix d’interprétation. Mais il n’y parvient pas : « Il y a eu une ­levée de boucliers contre Delon. Pour des ­raisons politiques peut-être. Il méritait tellement ce prix… »

Lorsque l’acteur découvre plus tard le film dont la sortie est fixée au 27 octobre 1976, il est enthousiaste. « Il a remercié Losey d’avoir réalisé un grand film, se souvient Pierre-William Glenn, le caméraman de Monsieur Klein. Son bonheur de se voir dans ce film-là était évident. Il était ravi. Il avait le sentiment d’avoir participé à une œuvre qui resterait dans l’histoire. » Avec 700 000 entrées en France, c’est un échec, ouvrant chez Delon une blessure jamais refermée. « Des années après,déplore Delon, quand ça passe à la télévision, on vous dit des choses du genre :“Oh mais dites-moi,Monsieur Klein, c’est magnifique !”Que n’y sont-ils allés à la sortie ? »

Sur l’affiche du film, le visage de Delon ­apparaît au milieu d’une étoile de David, comme prisonnier d’un destin et d’une ­histoire implacables. Avant de lui montrer l’affiche, tout le monde dit à Norbert Saada que jamais Delon ne l’acceptera : trop ­sombre, pas assez commerciale. « Mais il a écrit dessus dans l’instant : “Bon pour accord. »

L’acteur, révélé dix-sept ans plus tôt avec Plein soleil, dans la lumière éclatante de la côte amalfitaine, croise cette fois le soleil noir de la déportation. Une manière de clore une histoire. Son histoire.

Norbert Saada, Costa-Gavras, Michael Lonsdale et Pierre-William Glenn ont été interrogés en juin et en juillet. Les déclarations d’Alain Delon sont extraites du numéro d’octobre 1994 de la revue« Cinématographe », et d’« Un Florilège de Joseph Losey », de Denitza Bantcheva (Editions du Revif, 2014). Celles de Joseph Losey sont tirées de« Kazan - Losey », de Michel Ciment (Stock, 2009), et de « Mes années avec Joseph Losey », de Patricia Losey (L’Age d’homme, 2015). Le très bel ouvrage de Stéphane Guibourgé, « La Mélancolie d’Alain Delon » (PGDR, 2017), s’est révélé précieux pour la rédaction de cet article.

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