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Pierre Mansat et les Alternatives

Pierre Mansat et les Alternatives

Sous ce titre style groupe de rock des années 60, se cache un blog consacré aux luttes émancipatrices, à la recherche du forum politico/social pour des alternatives, à la critique du système territorial français et à son évolution possible, aux luttes urbaines et au" Droit à la Ville", au Grand Paris, aux relations Paris/Banlieues; aux enjeux de la métropolisation, .......par Pierre Mansat, délégué général de La Ville en Commun, animateur de l'Association Maurice Audin

Une plaque commémorative pour le COMAC/CNR: Pierre Villon, Jean de Vogüé, Maurîce Kriegel-Valrimont

Les vainqueurs d'hier ne sont pas ceux d'aujourd'hui. Ce qu'on nous raconte aujourd'hui est, bel et bien, une réécriture de l'Histoire et cela a permis d'effacer le rôle de la Résistance Intérieure et en particulier, les trois hommes qui ont décidé, organisé et imposé l'insurrection de Paris. Les trois du Comac.

Le Comac est le comité d'action militaire clandestine, ministère de la guerre à trois têtes, (les 3 V) qui a dirigé et unifié toutes les forces Françaises de l'Intérieur (notamment les FFI). C'est lui qui commandait à Rol Tanguy.

L'histoire des trois V n'a jamais été racontée. Villon, Valrimont et Vogüe comptent parmi les oubliés de l'Histoire. Si le rôle du Comac a été en partie occulté, c'est pour que l'histoire officielle soit plus conforme à la volonté de certains partis politiques désireux de se prévaloir de la Libération de Paris comme de leur rôle éminent dans la Résistance.

Sous l'égide du CNR (Conseil National de la Résistance) Ils ont mis en œuvre des comités départementaux de libération (CDL), constitués de représentants des mouvements, partis et syndicats, en fonction des situations locales.

Ces comités départementaux ont assuré provisoirement la représentation, c'est à dire la permanence de l' État républicain. Ce sont eux qui ont permis avec l'insurrection de Paris , au général de Gaulle, d'affirmer l'indépendance de la France et d'éviter l'administration directe par les américains (Amgot-gouvernement militaire allié des territoires occupés, en anglais Allies Military Governement of Occupied Territories).

Pendant la période décisive de l'insurrection parisienne, le Comac sera présent dans les différents centres de commandement, parisien, Île de France…, C'est d'ailleurs cette présence au plus près des combattants qui va leur permettre de jouer un rôle central dans l'épisode de la trêve et donc dans la Libération de Paris.

Il faut pour comprendre cette période cruciale ( la trêve) rappeler que les représentants du Gouvernement provisoire décident d'une trêve sans en prévenir tous les membres du CNR, le Comac et l'état-major des FFI.

Lors de la réunion qui entend les différents protagonistes, le 21 août 1944, au 8 av du Parc Montsouris devenu aujourd'hui, le 8 av René Coty, la trêve est définitivement repoussée grâce au Comac et non pas décidée ( par deux personnages douteux : Nordling et Von Choltitz) ou par les alliés qui auraient aimé être les seuls libérateurs de Paris.

Car le 22 août, juste après cette réunion décisive, les barricades s'installent partout empêchant les chars de circuler dans Paris et par là, sauvant Paris de la destruction bel et bien programmée par (le « boucher de Sébastopol » qui a tué autant de français qu'il a pu), Von Choiltitz.

Le Général de Gaulle aurait-il pu prononcer son discours : ... «  Paris martyrisée… mais Paris libéré par lui-même par son peuple... » si la trêve avait été acceptée ?

En 1944, les Parisiennes et les Parisiens notamment à l'appel du Comac (Cf texte lu à la radio, tous les quart d'heure, par Pierre Crenesse) n'attendirent pas l'arrivée des forces alliées pour se libérer de l'occupant nazi car comme toujours Paris s'unit quand l'essentiel est en jeu.

 

Si les trois V Villon, Vaillant- de Vogüe, Valrimont, se sont, les uns comme les autres, accommodés avec un minimum d’amertume d'être passés par pertes et profits. Ce qu'ils sont arrivé à accomplir : le rassemblement de la population toute entière, qui a mis en péril la machine de guerre nazie, doit être raconté à la jeunesse pour pouvoir affronter les problèmes à venir.

 

« Paris Brule-t-il » le film qu'on présentera le 25 août sur grand écran sur les murs de l’Hôtel de Ville, cette fiction où le réalisateur René Clément disait : « ce n'est pas un film mais une intense partie diplomatique » où, l'histoire de l'insurrection d'août 1944 à Paris avait été remodelée au profit des hommes au pouvoir, avait, à sa sortie en 1966, soulevé de vives protestations de ceux (hommes et associations) qui avait participé à la libération de Paris et qui disaient : « Ce n'est pas ainsi que les choses se sont passées »… (Parmi bien d'autres le chef des FTP à Paris André Ouzoulias).

Cette fiction de propagande porte un dessein politique ( germano-américain) qui cherchait à dissocier rétrospectivement, l'armée allemande du parti nazi. Faisant de Von Choltitz un héros idéal le général qui n'a pas brûlé Paris malgré les ordres d' Hitler.

Jusqu'ici la position négationniste était tenue par l'esprit de Vichy jamais éteint toujours remis en lumière par les plus réactionnaires, qui sont revenus à l'offensive à travers une sournoise et très efficace propagande ( pièce de théâtre, Films Cf Diplomatie, livres souvent subventionnés Cf le petit livre : Raoul Nordling « sauvez Paris » de la collection Payot/histoire vendu au prix modeste de 8 euros, en bonne place dans le très chic grand magasin, le Bon Marché. Tout cela n'a jamais donné à une contestation de la part des historiens.

 

Pourquoi est-il si utile d'évoquer cette mémoire sans doute parce que le but de toute cette »propagande reste banal : L'argent et la politique

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