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  • : blog consacré au Grand Paris, à Paris Métropole aux relations Paris / Banlieues par Pierre Mansat
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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 15:13

Présidence du Grand Paris : Sarkozy impose une primaire à droite

Nathalie Kosciusko-Morizet est candidate à ce poste

Mardi soir, le bureau politique des Républicains touche à sa fin. Il est consacré aux conséquences des attentats à Paris. De longs échanges ont eu lieu entre Nicolas Sarkozy, François Fillon et Alain Juppé. Le guide des opérations électorales en vue des élections des présidents des fédérations départementales du parti le 30 janvier a également été adopté à l’unanimité.

Mais le président des Républicains a encore un point qui n’était pas inscrit à l’ordre du jour de ce BP à faire adopter. Nicolas Sarkozy souhaite qu’une primaire soit organisée au sein de la droite et du centre pour désigner leur candidat à la présidence du Grand Paris, un poste qui sera à pouvoir au premier trimestre 2016 et doit leur revenir en raison du rapport de force. Les votants à cette primaire seraient les élus locaux membres de la future assemblée du Grand Paris.

Aussitôt, Patrick Ollier, habituellement très flatteur avec l’ex-chef de l’État, s’insurge. Pour le député-maire de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), qui ne cache pas son intérêt pour la présidence du Grand Paris, ce n’est pas une bonne idée. Michèle Alliot-Marie prend ensuite la parole : ce n’est pas le jour pour discuter d’un tel sujet.

Réplique ferme de Nicolas Sarkozy : bien au contraire ! Dix jours plus tôt, l’élection du président de la Métropole du Grand Marseille s’est fort mal passée au sein de la droite (Jean-Claude Gaudin, maire LR de Marseille, a été élu face à Hervé Fabre-Aubrespy, maire LR de Cabriès, après un esclandre avec Maryse Joissains, maire LR d’Aix-en-Provence). Hors de question que cela se reproduise en Ile-de-France et qu’au final, les socialistes choisissent le candidat de la droite. Sa proposition est mise au vote : tout le bureau politique vote pour, à l’exception de Patrick Ollier, Michèle Alliot-Marie et Rachida Dati.

Pour beaucoup au sein de LR, cette initiative est un coup de pouce de Nicolas Sarkozy à sa numéro 2, Nathalie Kosciusko-Morizet. La patronne de la droite parisienne est sur les rangs, mais sa candidature est très contestée. Outre Patrick Ollier, Gilles Carrez, député-maire LR du Perreux (Val-de-Marne), et surtout André Santini, député-maire UDI d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), sont intéressés. La gauche francilienne ne cachait pas être prête à soutenir ces deux dernières personnalités. Avec la primaire, toute la donne a désormais changé.

Autre enseignement : les relations entre Nicolas Sarkozy et NKM, très houleuses depuis le printemps, sont en voie d’apaisement. « C’était l’opération Sauvons le soldat NKM », conclut un député juppéiste.

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Published by Pierre MANSAT
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